Enlèvement et libération de Giuliana Sgrena - Sgrena's kidnapping
Au fil de l'info - Ces dépêches, images ou retranscriptions proviennent de AP, Reuters, AFP, de journaux ou de radios.
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Retour en haut de page / Back to top of this page 5 mai, AFP à 10h11

Calipari: les soldats américains ont commis une faute (Berlusconi)
Les militaires américains portent une responsabilité dans la mort de l'agent italien Nicola Calipari tué le 4 mars à Bagdad, mais cet incident ne doit pas avoir de conséquences sur les relations entre l'Italie et les Etats-Unis, a affirmé jeudi Silvio Berlusconi. "L'absence de volonté n'exclut pas la responsabilité", a soutenu le chef du gouvernement italien dans une intervention devant la Chambre des députés.
Le chef du gouvernement italien a souligné les irrégularités commises par la patrouille américaine, dont "le poste volant n'était pas signalé" et qui "n'avait pas d'instructions précises". "Mais l'amitié entre l'Italie et les Etats-Unis ne peut être remise en question", a-t-il assuré. "Et je veux dissiper un possible malentendu: il n'y a aucun lien entre l'homicide de Calipari et la mission de notre pays en Irak", a-t-il annoncé.
Nicola Calipari, 51 ans, a été tué par des tirs américains alors qu'il accompagnait à l'aéroport de Bagdad la journaliste Giuliana Sgrena, à peine libérée après avoir été prise en otage un mois auparavant.
L'enquête américaine a exonéré les militaires américains de toute responsabilité et a mis en cause la vitesse du véhicule italien et le manque de coordination des autorités de Rome avec les responsables USA en Irak. Le rapport italien a au contraire souligné le niveau "d'inexpérience et de stress" des militaires américains impliqués dans l'incident et la mauvaise organisation du poste de contrôle dont faisaient partie les soldats ayant tiré.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 mai, 16h44

Calipari: Bush et Berlusconi n'ont pas parlé des désaccords (Maison Blanche)
Le président américain George W. Bush et le Premier ministre italien Silvio Berlusconi n'ont pas évoqué les désaccords sur la mort de l'agent secret italien Nicola Calipari lors de leur conversation téléphonique mercredi, a affirmé le porte-parole de la présidence américaine. "Je crois savoir que cela n'a pas été abordé dans la discussion", a affirmé Scott McClellan, qui a qualifié la mort le 4 mars à Bagdad de l'agent secret italien tué par des tirs américains "d'événement tragique".
M. Bush "a réitéré ses regrets" pour cet événement et a qualifié Nicola Calipari de "héros", a indiqué Scott McClellan. Il a ajouté que la mort de l'agent secret italien "ne porterait pas tort à la solide amitié entre les Etats-Unis et l'Italie ni au désir d'aider les Irakiens à construire un avenir meilleur". (...)

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 mai - AFP à 15h02

Calipari : Bush téléphone à Berlusconi pour exprimer ses condoléances
Le président américain, George W. Bush, a téléphoné mercredi et a présenté une nouvelle fois ses condoléances au chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, après la mort de l'agent secret Nicola Calipari, tué à Bagdad par des soldats américains en mars. M. Bush a appelé M. Berlusconi au téléphone pour un "long et cordial entretien", indique un communiqué de la Présidence du Conseil italien. Cet appel téléphonique apparaît comme un geste de soutien important pour M. Berlusconi qui se présente jeudi devant les députés et sénateurs pour s'expliquer sur l'affaire Calipari.
Nicola Calipari était un "serviteur héroïque de l'Italie" et un "ami estimé" des Etats-Unis, a affirmé le président Bush dans cet entretien, réitérant "ses condoléances personnelles, celles du gouvernement et du peuple américain" pour la mort de l'agent italien. "Les deux pays restent solidaires dans leur engagement en faveur du peuple et du gouvernement irakiens, pour la reconstruction d'un Irak stable, libre et démocratique", conclut le communiqué. Mardi déjà, le chef de la diplomatie italienne, Gianfranco Fini, avait eu un entretien téléphonique "long et cordial" avec le Secrétaire d'Etat américain, Condoleeza Rice. Tous deux avaient exprimé leur conviction que cet épisode ne remettrait pas en cause les bonnes relations entre les Etats-Unis et l'Italie.
Les deux pays ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur les circonstances de l'incident ayant coûté la vie au chef de mission des services secrets italiens en Irak, le 4 mars dernier à Bagdad. Nicola Calipari, 51 ans, était mort alors qu'il accompagnait à l'aéroport de Bagdad la journaliste Giuliana Sgrena, à peine libérée après une prise d'otage qui avait duré un mois. L'enquête américaine a exonéré les militaires américains de toute responsabilité et a mis en cause la vitesse du véhicule italien. Le rapport italien a au contraire souligné le niveau "d'inexpérience et de stress" des militaires américains impliqués dans l'incident.

Retour en haut de page / Back to top of this page 2 mai - AFP à 23h26

L'enquête révèle l'inexistence de règles écrites pour arrêter une voiture
Les militaires américains qui ont tué en mars l'agent secret italien Nicola Calipari n'avaient pas de règles écrites pour intercepter une voiture, seulement des procédures orales transmises par leurs prédécesseurs, révèle la version non expurgée du rapport d'enquête sur sa mort.
Un problème de communications entre Américains a aussi contribué au drame, selon ce rapport dont l'intégralité est accessible depuis lundi après une erreur de diffusion du Pentagone.
Calipari a été tué à un barrage par des soldats américains le 4 mars alors qu'il ramenait à l'aéroport de Bagdad l'ex-otage et journaliste Giuliana Sgrena, libérée après un mois de détention.
Pour le Pentagone, les militaires ont suivi les procédures et n'ont rien à se reprocher, ce que conteste l'Italie.
Selon le rapport, ces soldats, en Irak depuis novembre, avaient une solide expérience du contrôle routier, acquise lors d'une précédente affectation à Taji, au nord de Bagdad.
Mais un tel contrôle et un barrage n'impliquent pas les mêmes procédures, relève le rapport. S'il existe des règles écrites pour les contrôles routiers, aucune ne vise l'interception d'un véhicule, ont découvert les enquêteurs.
Les soldats impliqués ont appris et se sont entraînés à l'interception de véhicules lors de dix jours de formation en février avec l'unité qu'ils ont remplacée.
La procédure prévoit que le tireur à bord d'un véhicule Humvee ou Bradley est aussi celui qui tient un projecteur, tandis qu'un autre militaire manie un faisceau laser pour diriger les tirs. "Si le tireur doit utiliser son arme, une M4 ou une M240B, il lâche le projecteur car il a besoin de ses deux mains pour tirer", note le rapport. "Il n'y a pas de formation pour manier le projecteur et le M240B en même temps", précise le rapport.
Deux véhicules Humvee ont été utilisés dans la nuit du 4 mars pour barrer la route, un dispositif renforcé après la mort de deux soldats américains deux jours plus tôt à un barrage proche.
L'enquête a aussi établi que le barrage avait été mis en place pour protéger un convoi transportant l'ambassadeur américain John Negroponte vers l'aéroport.
Inquiet de laisser ses soldats en position statique plus de 15 minutes d'affilée, leur chef s'est enquis plusieurs fois auprès de sa hiérarchie du passage de l'ambassadeur, selon le rapport.
Mais l'unité chargée de la coordination des mesures de sécurité n'a pas répercuté les heures de départ et d'arrivée du convoi. "La consigne des militaires était en conséquence de rester à leur poste", précise le rapport.
Cette absence de communication explique pourquoi le barrage sur lequel est tombé Calipari était encore en action à 20h50, soit bien après l'arrivée de l'ambassadeur Négroponte à l'aéroport.

Extrait de la Une de la Stampa du 3 mai 2005, où l'on parle d'une rançon de 10 millions pour la libération de Giuliana Sgrena

Retour en haut de page / Back to top of this page 2 mai - AFP à 22h21

Calipari : nombreuses divergences avec Washington dans le rapport italien
Le gouvernement italien a publié lundi soir un rapport contenant de très nombreuses divergences par rapport à la version américaine des circonstances de la mort d'un agent italien le 4 mars à Bagdad.
Le rapport italien affirme que "le poste de contrôle volant américain n'était pas signalé", que "les soldats de la patrouille américaine ont tiré par inexpérience et à cause de la tension", que la vitesse du véhicule dans lequel circulaient les Italiens "ne peut être mise en cause" et que "la scène du drame n'a pas été conservée en l'état après la fusillade".
Le rapport a été réalisé sur la base d'une enquête menée par le diplomate Cesare Ragaglini et le général des services secrets Pierluigi Campregher, tous deux membres de la commission mixte italo-américaine qui ont refusé de contresigner les conclusions américaines. Il a été remis à l'ambassadeur des Etats-Unis à Rome, Mel Sembler, peu après 18H00 locales (16H00 GMT), et rendu public quatre heures après.

Retour en haut de page / Back to top of this page 30 avril - AFP à 19h03

Affaire Calipari: pas de sanctions contre les soldats américains
La mort de l'agent secret italien Nicola Calipari, tué par des GI's en mars à Bagdad, est un "tragique accident" et "aucune sanction disciplinaire ne sera prise" contre les soldats responsables des tirs, selon un rapport de l'armée américaine publié samedi à Bagdad.
La mort de l'agent, tué par des soldats sur la route de l'aéroport alors qu'il tentait d'exfiltrer l'ancienne otage italienne, Juliana Sgrena, "est un tragique accident et la Force multinationale en Irak exprime ses profonds regrets à la famille Calipari", affirme un communiqué citant les conclusions de l'enquête de Peter Vangjel, le général de l'armée qui l'a conduite. "M. Vangjel ne recommande aucune sanction disciplinaire contre les soldats" responsables des tirs, ajoute le texte. L'enquête "a conclu que le véhicule qui a approché du barrage n'a pas réduit sa vitesse jusqu'à ce que les soldats (...) agissent selon la procédure", souligne M. Vangjel.

Retour en haut de page / Back to top of this page 29 avril - AFP à19h34

L'Italie a fait "un choix courageux" dans l'affaire Calipari (Manifesto)
L'Italie a fait "un choix courageux" en refusant d'approuver les conclusions américaines dans l'enquête sur les tirs contre le véhicule transportant la journaliste du Manifesto Giuliana Sgrena à Bagdad, a déclaré vendredi le directeur du quotidien Gabriele Polo. "Vu les prémisses (de l'enquête) et les anticipations sur la position américaine, cela ne pouvait se terminer que comme cela", a-t-il commenté.
Un chef de mission des services secrets militaires italiens (Sismi), Nicola Calipari, a été tué le 4 mars par les tirs américains en protégeant la journaliste qu'il venait de faire libérer après un mois de détention. Le drame avait eu lieu sur la route de l'aéroport de Bagdad et Giuliana Sgrena ainsi qu'un autre agent secret italien avaient été blessés par les tirs. "De la part de l'Italie, c'est un choix courageux, et j'en suis heureux", a ajouté Gabriele Polo.
Les Etats-Unis et l'Italie ont fait état vendredi de divergences sur les conclusions de l'enquête sur ces tirs dans une déclaration conjointe publiée à Washington et Rome.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi avait annoncé jeudi que l'Italie ne donnerait pas son accord à des conclusions qui ne convaincraient pas Rome. "On ne pouvait pas demander au gouvernement italien de signer une reconstitution (des faits) qui ne correspondait pas à la nôtre", a expliqué vendredi soir le chef de la diplomatie italienne Gianfranco Fini après la publication de la déclaration conjointe.
Le ministre italien des Affaires étrangères a précisé que le rapport américain sur la mort de Nicola Calipari serait publié dans quelques jours et que cette publication "rendra encore plus évidentes les raisons pour lesquelles le gouvernement italien ne pouvait signer". "Pour l'Italie, ce sera maintenant à la magistrature de faire tout ce qui est en son pouvoir (pour mener l'enquête), évidemment avec le soutien du gouvernement", a conclu M. Fini.
Une enquête pour "homicide volontaire" avait été ouverte dès le soir du 4 mars par la section antiterroriste du parquet de Rome et le véhicule dans lequel est mort Nicola Calipari a été transféré mardi soir de Bagdad à Rome, pour être examiné par des experts à partir de la semaine prochaine.
Le chef des députés du principal parti d'opposition (Démocrates de gauche, Luciano Violante a demandé vendredi au gouvernement italien de "venir s'expliquer devant le Parlement" sur les "graves discordances existant entre la version du gouvernement des Etats-Unis et la version du gouvernement italienne". Certains partis de l'opposition italienne ont réclamé vendredi soir le retour des 3.000 militaires italiens envoyés en Irak depuis juin 2003 pour protester contre la manière dont les Etats-Unis se comportent vis-à-vis de l'Italie.

Retour en haut de page / Back to top of this page 29 avril - AFP à 18h20

Affaire Calipari: Etats-Unis et Italie admettent leur désaccord
Les Etats-Unis et l'Italie ont achevé leur enquête conjointe sur la mort le 4 mars en Irak de l'agent secret italien Nicola Calipari, tué par des soldats américains, mais sont en désaccord sur ses conclusions, ont annoncé vendredi les deux pays dans un communiqué conjoint.
Les deux pays restent des alliés solides en dépit de ce désaccord, souligne le communiqué du département d'Etat américain et du ministère italien des Affaires étrangères. "Les enquêteurs ne sont pas arrivés aux mêmes conclusions finales bien qu'après avoir examiné ensemble les éléments de preuve, ils sont en accord sur les faits et les recommandations sur de nombreuses questions", précise le texte.

Retour en haut de page / Back to top of this page 28 avril -AFP à 13h54

Berlusconi met en garde Washington sur l'enquête Calipari
Le gouvernement italien ne donnera jamais son accord aux conclusions de l'enquête sur la mort de l'agent Nicola Calipari, tué à Bagdad par des militaires américains, si elles ne sont pas convaincantes, a affirmé jeudi Silvio Berlusconi.
"Nous ne donnerons jamais notre accord à des conclusions qui ne nous ont pas convaincus", a affirmé le chef du gouvernent italien. "Nous avons demandé que la vérité soit faite. Nos enquêteurs ont fait des recherches et maintenant nous avons des faits. S'il y a des divergences, elles vont apparaître", a-t-il souligné.
Nicola Calipari, un agent secret italien, a été tué par des tirs américains le 4 mars alors qu'il raccompagnait la journaliste Giuliana Sgrena, à peine libérée de sa détention, vers l'aéroport de Bagdad. L'annonce de sa mort, quelques heures après celle de la libération de l'otage, avait suscité une vive émotion en Italie et avait brièvement tendu les relations entre Rome et Washington, dont les versions des faits divergent.

Retour en haut de page / Back to top of this page 27 avril -AFP à 18h53

Mort Calipari: la justice italienne va examiner le véhicule
La justice italienne va examiner le véhicule dans lequel l'agent secret Nicola Calipari a été tué par des tirs américains le 4 mars près de l'aéroport de Bagdad après la libération de la journaliste Giuliana Sgrena, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
"On ne sait pas encore quand commenceront exactement les expertises balistiques, mais ce pourrait être dans les prochains jours", a confirmé à l'AFP l'avocat de Giuliana Sgrena, Alessandro Gamberini.
Les expertises seront réalisées par des techniciens de la police scientifique italienne et des carabiniers. Elles pourraient déterminer le nombre de projectiles ayant touché la voiture et le nombre de soldats ayant tiré.
Les points d'impact permettront aussi de savoir si les soldats ont visé la carrosserie ou s'ils ont délibérément tiré dans l'habitacle.
La vitesse du véhicule pourrait aussi être déterminée par les expertises. Un éclaircissement sur ce point s'avérerait fondamental, au vu des divergences existant entre les versions de Washington et de Rome. Les Américains estiment que le véhicule roulait à grande allure et n'a pas ralenti malgré les sommations des militaires, tandis que les Italiens considèrent que la voiture roulait lentement et s'est arrêtée avant les tirs.
Le parquet de Rome avait ouvert une enquête pour "homicide" dès le soir du drame, le 4 mars.
Une commission rogatoire internationale avait été déposée par les magistrats du parquet pour ramener la Toyota Corolla à Rome. Mais la voiture n'a été ramenée dans la capitale italienne que mardi soir, pour permettre à la commission américaine chargée de l'enquête de l'examiner à Bagdad.
Mardi, l'avocat de Giuliana Sgrena avait exprimé ses craintes que les expertises déjà menées par les enquêteurs à Bagdad aient endommagé la voiture au point qu'il ne soit plus possible de l'examiner correctement. Les magistrats italiens, qui n'exclueraient pas d'organiser un procès par contumace (en l'absence des accusés) si les Etats-Unis refusaient de livrer leurs soldats, pourraient aussi éprouver des difficultés à obtenir le nom des militaires visés par l'enquête.
Deux représentants italiens, un diplomate et un général des services secrets, font partie de la commission d'enquête américaine et les enquêteurs du parquet ont l'intention de les interroger. "Mais ces deux hommes pourraient avoir promis aux autorités américaines de garder le secret sur l'identité des soldats qui ont tiré", a indiqué mardi l'avocat de Giuliana Sgrena.

Retour en haut de page / Back to top of this page 26 avril - AFP à 18h34

Berlusconi: l'enquête sur la mort de Calipari à Bagdad pas close
L'enquête sur la mort de l'agent des services secrets italien Nicola Calipari tué à Bagdad par des tirs américains "n'est pas close", a affirmé mardi le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.
"L'enquête n'est pas close", a affirmé M. Berlusconi lors d'une intervention devant la Chambre des députés.
"Je déplore que des indiscrétions malheureuses aient annoncé que l'enquête était close", a-t-il ajouté.
Nicola Calipari a été tué le 4 mars par des tirs américains contre le véhicule à bord duquel il avait pris place avec la journaliste italienne Giuliana Sgrena, libérée quelques heures auparavant après avoir été retenue en otage pendant un mois. Giuliana Sgrena avait été blessée à l'épaule et Nicola Calipari était mort en la protégeant. Un second agent secret qui se trouvait au volant avait été blessé. Le drame avait suscité une forte émotion en Italie et tendu les relations entre Rome et Washington, deux proches alliés dans la campagne militaire lancée contre le régime irakien en mars 2003.

Retour en haut de page / Back to top of this page 26 avril - Le Figaro

Sgrena conteste un rapport qui blanchit les soldats américains
La décision de l'armée américaine de blanchir ses soldats responsables de la mort d'un agent italien à Bagdad pendant la libération de la journaliste Giuliana Sgrena en mars est une «gifle» pour Rome, selon l'ancienne otage qui maintient une version très différente des faits. L'enquête «n'est pas close», a affirmé le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi. «Le gouvernement viendra devant le Parlement quand l'enquête sera définitivement close», a-t-il précisé. «Des contacts sont en cours en ce moment.» «Nous devons la vérité à M. Calipari pour lui rendre justice», a conclu le chef du gouvernement, très applaudi après cette déclaration.
Pour la journaliste du quotidien indépendant de gauche «Il Manifesto», les conclusions de la commission américaine selon lesquelles «les procédures ont été suivies à la lettre» par les soldats sont une «gifle inacceptable pour l'Italie». Lundi, un responsable militaire américain a déclaré, sous couvert de l'anonymat, que les soldats avaient «respecté toutes les procédures pour des opérations de contrôle et, de ce fait, n'étaient pas coupables de manquement au règlement».
Ces déclarations laissent entendre qu'aucun militaire américain ne sera sanctionné pour la mort de Nicola Calipari, l'agent secret de 51 ans qui avait oeuvré à la libération de Giuliana Sgrena. «Nous n'avons reçu aucun signal d'avertissement. Il n'y a eu aucun tir de sommation et le faisceau de lumière a été projeté après les tirs», a réaffirmé la journaliste italienne dans un entretien au quotidien de centre-gauche la Repubblica publié mardi matin. «Dans la meilleure des hypothèses, la commission (chargée de l'enquête) n'a servi à rien, et dans la pire, elle représente un net pas en arrière», a-t-elle écrit dans un éditorial pour Il Manifesto. «La déception serait énorme si nos autorités subissaient l'affront sans réagir», a-t-elle ajouté.

Giuliana Sgrena avait été enlevée le 4 février à Bagdad alors qu'elle réalisait un reportage sur des réfugiés intérieurs irakiens. Elle avait été libérée un mois plus tard, mais le véhicule qui la ramenait vers l'aéroport de Bagdad avait été mitraillé par des soldats américains. Giuliana Sgrena avait été blessée à l'épaule et Nicola Calipari était mort en tentant de la protéger. Un second agent secret qui se trouvait au volant avait été blessé.
Le drame avait suscité une forte émotion en Italie et tendu les relations entre Rome et Washington, deux proches alliés dans la campagne militaire lancée contre le régime irakien en mars 2003. Les autorités américaines avaient accepté que deux représentants italiens, un diplomate et un général des services secrets, participent à l'enquête. Rome n'avait pas encore réagi officiellement mardi en milieu de journée mais, selon le responsable américain qui s'est exprimé lundi, les Italiens ont «davantage de questions à soulever», ce qui empêche la publication du rapport d'enquête.
Selon cette source, des divergences demeurent entre les versions des deux pays, notamment sur la vitesse du véhicule qui se dirigeait vers l'aéroport de Bagdad et sur les communications passées entre les agents secrets italiens et les autorités américaines juste après la libération. La plupart des médias italiens estimaient mardi que le chef du gouvernement Silvio Berlusconi ne pourrait faire autrement que d'affirmer son désaccord avec les conclusions américaines. «Côté italien, on n'est pas prêt à sacrifier la vérité sur l'autel des relations politiques et diplomatiques avec l'allié américain», a assuré la Stampa.
Les magistrats romains chargés de l'instruction sur la mort de l'agent secret italien pourraient également parvenir à des conclusions différentes. Le véhicule qui conduisait Giuliana Sgrena à l'aéroport de Bagdad était attendu mardi à Rome pour être examiné. Les juges d'instruction ont l'intention d'entendre les deux membres italiens de la commission d'enquête pour obtenir les noms des soldats américains qui ont tiré sur la voiture.

Retour en haut de page / Back to top of this page 26 avril - AFP à 10h37 - Giuliana Sgrena qualifie de "gifle" les conclusions de l'enquête américaine

La journaliste italienne et ex-otage en Irak Giuliana Sgrena a qualifié mardi de "gifle" les conclusions de la commission d'enquête américaine qui blanchit les soldats ayant tué l'agent de renseignement italien Nicola Calipari et blessé la journaliste le 4 mars près de l'aéroport de Bagdad.
"Dans la meilleure des hypothèses, la commission n'a servi à rien et dans la pire elle représente un net pas en arrière", estime-t-elle dans un article publié en Une de son journal Il Manifesto. "En fait, après une enquête longue de plus d'un mois, l'hypothèse d'une tragique erreur qui avait conduit Bush à présenter des excuses à Berlusconi a disparu de l'horizon", poursuit-elle. "Après les excuses, voilà une gifle pour le président du Conseil (Berlusconi), déjà assommé par la crise de gouvernement", ajoute-t-elle.
Cette enquête, qui a blanchi les militaires américains, avait été ouverte au lendemain de ce drame qui avait suscité une forte émotion en Italie et brièvement tendu les relations entre Rome et Washington. Le 4 mars, quelques heures après la libération de la journaliste italienne après un mois de captivité, la voiture dans laquelle elle se trouvait pour se rendre à l'aéroport de Bagdad, avait été prise pour cible par des soldats américains à un barrage routier.
Giuliana Sgrena, envoyée spéciale du quotidien indépendant de gauche Il Manifesto, était blessée à l'épaule par les tirs tandis que Nicola Calipari, 51 ans, l'un des deux agents chargés de la rapatrier, était tué en la protégeant de son corps. Les enquêteurs américains estiment que les soldats "ont respecté toutes les procédures pour des opérations de contrôle et, de ce fait, n'étaient pas coupables de manquement au règlement", a expliqué un responsable militaire. De son côté, Mme Sgrena écrit: "les faits disent le contraire: aucune sommation, le faisceau de lumière est arrivé en même temps que les tirs de mitraillettes (...) tuant Nicola Calipari par derrière".
Le gouvernement italien n'avait pas officiellement réagi mardi matin aux conclusions de l'enquête américaine.
Les Italiens qui étaient associés à la commission d'enquête militaire américaine ne sont pas d'accord sur les conclusions, a toutefois précisé un responsable militaire américain. Ces différences de vue empêchent la publication du rapport d'enquête parce que les Italiens "ont davantage de questions" à soulever, a-t-il expliqué.

Retour en haut de page / Back to top of this page 24 mars -12h00 - Nouvel Observateur

Giuliana Sgrena quitte l'hôpital où elle était soignée depuis son retour en Italie.

Retour en haut de page / Back to top of this page 12 mars - 21h57 - Associated Press

La journaliste et ex-otage italienne Giuliana Sgrena a adressé un courrier au pape Jean Paul II pour le remercier de ses appels répétés à la libération des personnes captives en Irak, a fait savoir samedi son journal, «Il Manifesto».
Giuliana Sgrena, dont la libération le 4 mars a été ternie par les tirs américains essuyés par le convoi qui l'accompagnait à l'aéroport de Bagdad, a écrit au souverain pontife depuis son lit d'hôpital à Rome, où elle se remet de sa blessure par balle à l'épaule, a précisé «Il Manifesto», sans dévoiler le contenu de cette lettre.
La missive de la journaliste a été portée à l'attention du pape, qui reste hospitalisé à la polyclinique Gemelli de Rome après la trachéotomie qu'il a subie le 24 février dernier. Jean Paul II avait notamment appelé à la libération des otages en Irak lors de son message dominical du 13 février. Giuliana Sgrena, qui doit être opérée lundi, a par ailleurs lancé sur la chaîne de télévision française TF1 un appel aux ravisseurs de Florence Aubenas pour qu'ils libèrent la journaliste française et son accompagnateur irakien Hussein Hanoun.
«Je m'adresse aux ravisseurs de Florence Aubenas», a déclaré en français la journaliste italienne. «Je vous en prie, utilisez la même clémence qu'ils ont utilisée avec moi. Libérez-la», a-t-elle lancé au cours du journal de 13h de la chaîne. «Mes ravisseurs ont toujours fait appel au Coran qui impose le respect de la femme. Je vous prie de respecter l'islam et de libérer Florence Aubenas.»
Un message écrit par Giuliana Sgrena a aussi été lu au Parc de la Villette à Paris, à l'occasion de la journée de solidarité "1.000 fanfares pour Florence et Hussein", qui a donné lieu à des concerts samedi dans toute la France.

Retour en haut de page / Back to top of this page 12 mars, 12h30 - AFP

Libération de Giuliana Sgrena: les Américains tenus dans l'ignorance (presse)
L'opération pour libérer la journaliste italienne otage en Irak Giuliana Sgrena, au cours de laquelle un agent du renseignement a été tué, devait se dérouler à l'insu des Américains, selon un général italien cité dans l'enquête, a rapporté samedi La Repubblica.
Le général, Mario Marioli, commandant adjoint du corps multinational en Irak, a déclaré avoir reçu à deux reprises l'ordre de ne pas avertir l'allié américain, dans un rapport aux magistrats romains enquêtant sur la mort de l'agent Nicola Calipari, tué par des tirs américains le 4 mars près de Bagdad. Les autorités italiennes ne pouvaient de toute façon pas faire autrement car avertir les Américains aurait risqué de faire capoter l'opération, ont estimé par ailleurs plusieurs commentateurs samedi. "Le choix de maintenir un profil bas et de rester discret durant la mission était l'unique voie possible", a souligné un collègue de Giuliana Sgrena dans les colonnes de son journal Il Manifesto, en rappelant l'opposition des Etats-Unis à toute négociation avec les preneurs d'otages. "La vérité est que ni Bush, et encore moins Berlusconi ne pourront jamais reconnaître ouvertement que les agents italiens ont dû libérer l'otage à l'insu des Américains", a jugé pour sa part La Repubblica dans un éditorial.
Selon ce journal, le général Marioli a déclaré aux juges s'être entretenu à deux reprises avec Nicola Calipari pour lui demander s'il convenait d'avertir l'allié américain de l'opération, mais à chaque fois la réponse a été négative. Une première fois, entre 16 heures et 17 heures, "je demande à Calipari si je dois informer l'allié américain de l'opération de libération de l'otage, mais la réponse est que l'allié ne devait être informé en aucune manière", a-t-il déclaré.
Une deuxième fois dans la soirée, alors que l'otage était déjà libre mais l'opération encore inachevée, le général Marioli a demandé s'il devait avertir l'allié de leur retour à l'aéroport avec Giuliana Sgrena à bord de la voiture. "On m'a répondu "non" bien que je leur ai signalé que cela puisse entraîner une attente d'un quart d'heure au check-point à l'entrée de l'aéroport", a-t-il dit, selon ses déclarations aux juges citées par Repubblica.
L'épilogue tragique de la prise d'otage de Giuliana Sgrena avec la mort de Nicola Calipari a profondément choqué l'Italie, car l'agent, âgé de 51 ans, a été pris sous les tirs d'une patrouille américaine et la journaliste blessée. Il raccompagnait en voiture l'ex-otage, dont il avait négocié la libération et il l'a protégée durant la fusillade.

Retour en haut de page / Back to top of this page 10 mars, 10h57 - AFP

Les militaires qui ont tué Calipari devaient protéger Negroponte (presse)
Les militaires américains qui ont tué vendredi à Bagdad l'agent italien Nicola Calipari étaient chargés d'assurer la protection de John Negroponte, directeur du renseignement national américain, ce qui expliquerait leur réaction, écrit jeudi le quotidien La Repubblica. "La vie de l'ambassadeur Negroponte vaut autant que celle du président" américain, assure une source anonyme, citée par le journal.
L'ex-ambassadeur américain en Irak, John Negroponte, nommé en février directeur du renseignement national (DNI), un poste où il aura autorité sur les 15 agences de renseignement américaines, devait emprunter vendredi soir la route menant à l'aéroport de Bagdad. "Oui, c'est vrai, le poste de contrôle mobile qui a fait feu sur les Italiens avait pour mission de contribuer au dispositif de sécurité de l'ambassadeur Negroponte", a déclaré Robert Callahan, porte-parole de l'ambassade américaine à Bagdad, au quotidien. Les sources anonymes citées par La Repubblica affirment que "la sécurité de M. Negroponte est une +priorité absolue+ et que les unités qui s'en occupent doivent s'assurer que sa route est dégagée aussi bien devant que derrière". Ces unités "n'ont aucune autre obligation, opèrent de manière autonome et doivent être en mesure de répondre rapidement aux possibles changements de programme ou d'itinéraire", selon les mêmes sources.
"Quand une voiture avec une plaque d'immatriculation arabe (celle à bord de laquelle se trouvait Nicola Calipari, ndlr) se rapproche de nuit, sous la pluie, à une vitesse jugée inadaptée et dont la patrouille ne sait rien, alors on va droit vers le pire", affirme une de ces sources. "Le soldat qui a tiré avait une chose en tête: +la vie de l'ambassadeur Negroponte vaut autant que celle du président+", conclut cette source de La Repubblica. Le journal, proche de l'opposition de centre-gauche, a également interviewé un ex-marine, Jimmy Massey, qui commandait un poste de contrôle en Irak en avril 2003 et a affirmé qu'en 48 heures "une trentaine de civils ont été tués". "Nous avons mis deux jours à comprendre que notre bras levé donnant l'ordre de s'arrêter était interprété comme un salut dans ce pays", dit-il, affirmant que les services de renseignement militaire nourrissaient leur "anxiété" en les invitant "à suspecter les femmes, les enfants, les ambulances". "Tous les Irakiens était décrits comme des terroristes: dans ces conditions, les doigts appuient plus rapidement sur la gâchette", conclut l'ex-marine.
Nicola Calipari, 51 ans, a été tué alors qu'il évacuait vers l'aéroport de Bagdad la journaliste italienne Giuliana Sgrena. Les versions américaine et italienne sur les circonstances de sa mort sont divergentes sur plusieurs points, chaque partie assurant avoir accompli avec professionnalisme son propre devoir.

Nicola Calipari, tué par un tir américain lors de la libération de Giuliana Sgrena (photo Reuters)

Retour en haut de page / Back to top of this page 9 mars, 20h00 - AFP

Fini: l'Italie n'a pas versé d'argent pour libérer Sgrena
Le chef de la diplomatie italienne Gianfranco Fini a affirmé mercredi que le gouvernement italien n'avait payé aucune rançon en argent pour obtenir la libération de la journaliste Giuliana Sgrena.
"Je démens que le gouvernement italien ait autorisé des paiements en argent", a déclaré Gianfranco Fini, selon l'agence italienne Ansa qui cite un entretien à diffuser mercredi soir sur la chaîne RaiUno. Le ministre italien des affaires étrangères a ajouté que le gouvernement avait ouvert "toute une série de canaux politiques, diplomatiques et de renseignement" pour faire libérer la journaliste du quotidien de gauche Il Manifesto.
Giuliana Sgrena a été libérée vendredi à Bagdad après un mois de captivité mais son véhicule a ensuite été mitraillé par des tirs américains sur la route de l'aéroport de Bagdad. Dans l'incident, un agent des services spéciaux de 51 ans, Nicola Calipari, est mort et Giuliana Sgrena ainsi qu'un autre fonctionnaire italien, ont été blessés. Lundi soir, dans une interview télévisée, le ministre italien aux Affaires européennes, Rocco Buttiglione, avait lui aussi nié catégoriquement qu'une rançon ait été payée par Rome. Mais, avait-il ajouté, "il est possible qu'une aide humanitaire ait été donnée à des groupes religieux sunnites qui étaient en contact avec les ravisseurs de Giuliana Sgrena".
Les ravisseurs présumés de la journaliste avaient pour leur part affirmé dans une vidéo diffusée mardi qu'une rançon leur avait été proposée mais qu'ils l'avaient refusée. La question d'une remise d'argent s'était déjà posée au moment de la libération de Simona Torretta et Simona Pari, en septembre dernier. Le député d'Alliance nationale (AN, droite) Gustavo Selva avait alors déclaré qu'une rançon avait été payée par le gouvernement, ce que celui-ci avait formellement démenti.

Retour en haut de page / Back to top of this page Mercredi 9 mars, 9h08 - AFP

L'armée américaine en Irak a annoncé la constitution d'une commission d'enquête sur les tirs de soldats américains qui ont tué vendredi un agent italien et blessé l'ex-otage italienne Giuliana Sgrena après sa libération à Bagdad. Une enquête a également été ouverte sur les tirs ayant tué un soldat bulgare.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi va s'expliquer mercredi après-midi devant le Sénat sur l'alliance de l'Italie avec Washington, au lendemain d'un discours du ministre des Affaires étrangères Gianfranco Fini, exigeant que les coupables de cette bavure soient identifiés et punis.
Mme Sgrena travaille pour un quotidien de gauche, Il Manifesto, opposant à la guerre en Irak. Depuis son retour en Italie, elle a alimenté la critique sur le comportement des troupes américaines en Irak.
"Je n'ai jamais dit qu'on voulait me tuer, mais la mécanique de ce qui s'est passé était celle d'une embuscade", a-t-elle déclaré mardi soir. L'hypothèse que les tirs étaient délibérés a été rejetée par les autorités américaines. Elle l'a également été mardi par le chef de la diplomatie italienne, Gianfranco Fini. Il a jugé cette hypothèse "totalement infondée" et parlé d'un "accident".
"Je pense qu'il est absurde de suggérer que nos soldats aient délibérément pris pour cible des civils innocents. C'est simplement absurde", avait affirmé de son côté lundi le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan.

Retour en haut de page / Back to top of this page 8 mars, 18h08 - AFP

Calipari: Trois à quatre semaines nécessaires pour l'enquête (Casey)
Trois ou quatre semaines sont nécessaires pour mener l'enquête sur les circonstances de la mort de l'agent italien Nicola Calipari, tué vendredi par des tirs américains à Bagdad, a affirmé mardi le général américain George Casey, commandant de la force multinationale en Irak. Les Italiens vont être associés à l'enquête dirigée par un général américain, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse au Pentagone.
Interrogé à plusieurs reprises pour savoir si les Américains avaient été prévenus par les Italiens de l'arrivée de la voiture transportant la journaliste italienne Giuliana Sgrena et l'agent italien, le général Casey a indiqué qu'il était dans l'impossibilité de répondre à cette question à ce stade de l'enquête. "Je n'ai pas d'informations", a-t-il dit.
Rome a haussé le ton mardi en exigeant que les coupables de la mort de l'agent italien Nicola Calipari, soient identifiés et punis mais a voulu éviter d'aggraver la tension avec Washington en qualifiant ce décès d'"accident".
L'Italie, dont l'opinion est majoritairement opposée à l'intervention occidentale en Irak, a été très choquée par la mort de Calipari, qui a mis dans l'embarras le chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
L'Italie a déployé un contingent de 3.000 soldats au sud de Bagdad.

Retour en haut de page / Back to top of this page 8 mars - publié dans Le Monde

Trois questions à Giuliana Sgrena
propos recueillis par Salvatore Aloise

Vous avez été blessée, à peine libérée, par des tirs américains près de l'aéroport de Bagdad. Est-il vrai que les ravisseurs vous avaient dit que vous alliez courir certains « risques »?

Oui, c'est vrai. Quand les ravisseurs m'ont annoncé qu'ils allaient me libérer, ils m'ont dit qu'il y avait un accord pour me remettre saine et sauve aux émissaires italiens. Mais ils m'ont dit également : « Les Américains ne voudront pas vous laisser sortir vivante d'Irak. » J'ai pris cela pour une boutade ou une tirade idéologique, même si je savais bien que les Américains sont contre la politique italienne de négocier avec les ravisseurs. J'étais donc inquiète en partant, car je savais que le moment de la libération est toujours délicat.

Les Américains disent qu'en roulant trop vite vous avez franchi un poste de contrôle. Quelle est votre version?

Tout était normal, mes accompagnateurs disaient avoir eu toutes les assurances nécessaires pour gagner l'aéroport, tenu par les Américains. Nous ne roulions pas vite, mais au contraire tranquillement, à bord d'un véhicule de l'ambassade italienne. Nicola Calipari parlait sans arrêt. Il me racontait ce qui s'était passé en Italie durant mon absence, il était détendu, on plaisantait. Puis, tout ce que je sais, c'est qu'à l'improviste tout a basculé : une pluie de feu s'est abattue sur nous. En quelques instants, je suis passée de l'euphorie de la libération à ce drame qui m'a frappé psychologiquement et qui me marquera pour toujours : la mort de Nicola Calipari en essayant de me protéger. Sentir mourir à côté de moi quelqu'un qui avait bravé tous les dangers pour me libérer a été le moment le plus atroce. Plus atroce que le fait de me sentir touchée. Plus atroce que ma propre détention durant laquelle j'ai traversé de durs moments de désespoir mêlés à d'autres où j'étais plus confiante.

Les journalistes peuvent-ils encore travailler en Irak?

Avant cette expérience, j'étais convaincue que, malgré les difficultés, les restrictions de mouvement, il fallait y aller pour pouvoir témoigner, raconter ce qui se passe. Maintenant, je me rends compte que ce n'est pas possible, on ne peut pas travailler sérieusement : c'est cela le pire effet de la guerre, rompre la communication. Les ravisseurs me l'ont répété clairement, ils ne veulent personne, ni militaires, ni travailleurs, ni journalistes. Je crois que, dans ces conditions, on ne peut rien faire. Moi, je n'y retournerai pas. Laissez-moi ajouter que j'espère que ma libération sera de bon augure pour celle de Florence Aubenas. Je la connais bien, j'espère vraiment que pour elle aussi arrivera vite le jour de la libération.

Retour en haut de page / Back to top of this page 8 mars, 15h11 - AFP

Aucune rançon n'a été payée, selon une nouvelle vidéo des ravisseurs
Les ravisseurs présumés de Giuliana Sgrena ont affirmé dans une vidéo diffusée mardi par des médias italiens qu'aucune rançon n'avait été payée pour mettre fin à sa captivité.
"La résistance refuse d'être payée", déclare une voix d'homme ajoutée sur des images de la journaliste d'Il Manifesto, selon la video diffusée notamment par la chaîne de télévision Rai Uno et celle d'information continue Sky24. La voix ajoute toutefois, sans autres précisions, qu'une rançon a été offerte. Les ravisseurs présumés ont d'autre part accusé les Etats-Unis d'avoir voulu tuer Giuliana Sgrena. "La résistance a su que la CIA voulait tuer Giuliana, la journaliste", indique la traduction italienne donnée par la chaîne Sky24. "Le responsable des services secrets de la résistance a averti la journaliste", ajoute la vidéo, qui précise: "vous pouvez vérifier tout ce que nous disons."
Giuliana Sgrena, envoyée spéciale en Irak, a été libérée vendredi après un mois de détention. Mais au cours de son transport vers l'aéroport de Bagdad, son véhicule a été touché par des tirs américains. Un agent des services secrets italiens a été tué et la journaliste ainsi qu'un autre fonctionnaire des renseignements ont été blessés.
Giuliana Sgrena a elle-même évoqué la possibilité que la fusillade dont elle a été victime de la part de soldats américains ait été délibérée. Cette hypothèse rejetée par les autorités américaines l'a également été mardi par le chef de la diplomatie italienne Gianfranco Fini. Il a jugé cette hypothèse "totalement infondée", affirmant qu'il s'était agi d'un "accident". Le ministre italien aux Affaires européennes, Rocco Buttiglione, avait nié catégoriquement dans une interview télévisée lundi soir qu'une rançon ait été payée par le gouvernement italien pour la libération de Giuliana Sgrena. Mais, avait-il ajouté, "il est possible qu'une aide humanitaire ait été donnée à des groupes religieux sunnites qui étaient en contact avec les ravisseurs de Giuliana Sgrena".

Retour en haut de page / Back to top of this page Lundi 7 mars - 19h15 - France-Inter. Chronique de Dominique Bromberger.

"Tous les éléments étaient en place vendredi dernier à Bagdad pour qu’un drame se produise quand la voiture transportant Giuliana Sgrena et Nicola Calipari s’est approchée de l’aéroport de Bagdad. Cette autoroute est aujourd’hui la plus dangereuse au monde. Plusieurs soldats américains y ont été tués dans des embuscades ou par des bombes enfouies au bord de la route au cours des mois précédents. Les militaires de la troisième division d’infanterie avaient en outre reçu l’ordre d’établir un barrage pour protéger une haute personnalité de l’ambassade, de façon inopinée, une heure et demie plus tôt. Ils étaient donc particulièrement nerveux puisqu’ils avaient de bonnes raisons de se sentir menacés. De surcroît, selon la version officielle américaine, les Italiens n’avaient pas prévenu de leur passage. Leur voiture n’était donc pas plus protégée que celles des Irakiens qui, chaque jour, risquent l’incident mortel aux points de contrôle.
La presse américaine de la côte est, notamment le Washington Post et le New York Times, pose aujourd’hui la question de savoir dans quelles conditions les GI’s sont autorisés à ouvrir le feu. Cette question reste sans réponse, car les responsables ne veulent pas donner d’indications à la guérilla. Et du point de vue américain, il est certain que face à une voiture-suicide, on n’a pas beaucoup de temps pour s’interroger.
Mais puisque les règles d’engagement ne sont pas rendues publiques, cela laisse dans l’ignorance de la conduite à adopter les civils irakiens. Et comme ceux-ci se trouvent parfois aussi sous le feu de la guérilla ou de criminels de droit commun, ils choisissent souvent la fuite, ce qui, pour les soldats américains, est un signe de culpabilité. Comme de surcroît, ces soldats ne peuvent être traînés devant les tribunaux civils, qu’ils ne doivent répondre qu’à leur supérieur hiérarchique, celui-là même qui énonce les règles d’engagement, l’ouverture du feu est extraordinairement fréquente et meurtrière. Le Washington Post révèle qu’en 2004, plusieurs militaires de cette même troisième division d’infanterie mise en cause vendredi ont fait l’objet d’investigations pour crime de guerre, à la suite de tirs sur des femmes et des enfants, mais que les enquêteurs ont clos cette affaire pour « preuves insuffisantes ». Les organisations de droit de l’homme, Amnesty International, Human Rights Watch et American Civil Liberties Union, estiment que ce sont les dirigeants du Pentagone qui sont coupables en dernier ressort car, de leur propre aveu, les militaires américains ne sont pas suffisamment entraînés à ces tâches de police dangereuses et bénéficient d’une impunité presque totale en cas de faute.
Mille cinq cent soldats américains ont trouvé la mort en Irak depuis le début de la guerre ordonnée par George W. Bush. Mais, selon une étude du très sérieux journal médical britannique, The Lancet, cette même guerre a fait environ 100.000 morts dans la population irakienne, dont une immense majorité de civils innocents."

Retour en haut de page / Back to top of this page Lundi 7 mars - 13h00 - Journal de France-Inter - Interview de Massimo Nava, correspondant à Paris du quotidien italien Corriere de la Serra.
NDT : M. Nava étant italien et s’exprimant en français, la retranscription s’est faite en rétablissant les négations en «bon» français.

France-Inter: Qu’est ce que vous pensez de ce que dit Giuliana Sgrena qui laisse entendre que les Américains lui ont peut-être tendu un véritable guet-apens notamment parce qu’ils seraient mécontents –les Américains- que l’on paye des rançons pour libérer des otages ?
M. Nava: Personnellement, je pense qu’il y a beaucoup d’arrière-pensées de toutes parts dans cette affaire parce que c’est évident qu’il y a un peu la préoccupation du gouvernement et de certaines parties de l’opinion publique de ne pas faire monter l’antiaméricanisme. De l’autre côté, il y a un peu d’instrumentalisation : on parle de «complot américain», comme si les Américains ont la volonté de tuer quelqu’un…
France-Inter: Vous n’avez pas l’impression quand même que Giuliana Sgrena, là, se laisse emporter par, disons, un fort antiaméricanisme, parce qu’il ne faut quand même rappeler que son journal, Il Manifesto, se revendique comme étant un journal communiste, donc très opposé aux Américains en général et notamment à l’intervention américaine en Irak ?
M. Nava: Si, il y a un peu de tout ça. Mais, à mon avis, le…, le…, c’est que le seul problème qui n’est pas évoqué pour l’émergence de la vérité, c’est que l’on ne réfléchit pas suffisant sur le.. climat de guerre qui se déroule là-bas et c’est ça la vraie vérité dans le contexte. Parce qu’on ne peut pas imaginer qu’il y a un ordre supérieur de tuer un otage. Mais il y a sûrement un politique pour empêcher certaines situations, notamment par exemple le paiement de rançons. On ne peut pas, par exemple quand on parle des prisons, de la torture, on ne peut pas imaginer que le président Bush ait donné l’ordre de torturer les prisonniers mais on a certainement une attitude, un politique, un attachement de l’appareil de l’organisation face à ces prisonniers…
France-Inter: Mais alors pour vous, ce qui s’est passé l’autre jour lors de la libération de Giuliana Sgrena, c’est une bavure ou un guet-apens ? Quelle est l’opinion du journaliste que vous êtes ?
M. Nava: Personnellement, j’étais aussi envoyé spécial à Bagdad. Je connais bien le terrain. Je pense que la vérité, c’est dans la guerre, c’est dans le climat de violence du terrorisme que… que quelque fois on cherche à nier au nom de la démocratie qui avance, mais c’est là le problème et alors c’est… c’est presque impossible. Je dis que… il peut y avoir des incidents comme ça mais incident entre guillemets, parce que si on ne peut pas avoir les preuves aujourd’hui de quelque chose de délibéré, on ne peut pas même parler d’incident… en général, comme un incident de roue, c’est vraiment la conséquence d’une politique, d’un climat de guerre ce qui s’est passé là-bas et…
France-Inter: C’est plutôt pour vous une bavure des soldats qui peut-être… apeurés,… manquants d’expérience ont peut-être… tué trop vite?
M. Nava: Manque d’expérience, mais peut-être avec… avec l’ordre d’empêcher par exemple que quelques voitures ou toutes les voitures s’approchent de leur porte, j’imagine…
France-Inter: Pour vous, Massima Nava, pour… obtenir la libération de Giuliana Sgrena, les Italiens ont payé beaucoup d’argent ?
M. Nava: Bien,.. je n’ai aucune preuve pour dire ça. J’imagine que peut-être il s’est passé quelque chose, mais encore une fois il y a encore un problème dans cette question parce que le gouvernement italien ne tient pas compte que toute l’opinion publique est contre la guerre. En même temps, on continue à dire que nous sommes là-bas pour une entreprise de paix, pour une mission de paix et en même temps on est en guerre. Et ça, ce sont les règles de la guerre. Et alors, la règle c’est aussi que quelqu’un peut-être tué. C’est ça qui… que… Il n’y a pas la volonté de… de prise de conscience de ce problème et c’est cela qui va dérouler toutes les spéculations, les arrière-pensées et tout ça… le problème c’est de contrôler, qu’est ce que c’est la mission italienne aujourd’hui à côté des Américains ?

Retour en haut de page / Back to top of this page 7 mars - La Tribune de Genève / Jean-Noël Cuénod

Bavure ou guet-apens?
Après la mort de l'agent de renseignements italien Nicola Calipari, la question n'est pas encore résolue, même si la thèse d'une embuscade tendue par l'armée américaine paraît peu crédible.
Cet événement risque fort d'être pour les Américains la bavure de trop et de léser gravement son image après l'apparente réussite des élections irakiennes.

Rappel des faits: retenue depuis un mois en otage, Giuliana Sgrena - envoyée spéciale du journal italien Il Manifesto - est libérée vendredi dernier. L'agent de renseignements Nicola Calipari l'a prise en charge à Bagdad, alors qu'elle venait d'être relâchée.L'ex-otage est aussitôt emmenée dans un véhicule. Direction: l'aéroport de Bagdad. En chemin, des soldats américains tirent à feu nourri sur la voiture. «Nicola Calipari a plongé sur moi pour me protéger et, à l'instant même, j'ai senti son dernier souffle», écrit Giuliana Sgrena dans Il Manifesto d'hier. La journaliste, elle, est blessée à l'épaule.
L'armée américaine livre cette explication: le véhicule italien roulait à vive allure vers l'un de ses barrages routiers. Après sommation, les soldats ont donc tiré, de crainte d'avoir affaire à un kamikaze. L'armée précise que ses hommes ignoraient, à ce moment-là, que la journaliste avait été libérée.

Ces allégations sont peu vraisemblables, pour deux raisons principales:
Le témoignage de Giuliana Sgrena. Devant les magistrats italiens chargés de l'enquête, la journaliste est formelle: il n'y a pas eu de sommation, pas plus que de barrage. C'est une patrouille volante qui a fait feu, alors que le véhicule roulait lentement.
Le niveau de compétence de l'agent. Nicola Calipari n'était pas n'importe quel agent. Homme d'expérience, âgé de 51 ans, il occupait le poste de chef de mission du Sismi (Service du Renseignement militaire italien) en Irak. C'est lui qui a œuvré pour la libération de deux autres otages italiennes, Simona Toretta et Simona Pari. On ne l'imagine donc pas rouler sur les routes irakiennes sans crier gare ni avertir les Américains. D'ailleurs, aucun contact par téléphone ou modem n'échappe aux «grandes oreilles» de la quinzaine d'agences de renseignements américaines en activité à Bagdad.
Cela dit, la thèse de l'embuscade préméditée n'est pas plausible non plus. Même si la journaliste du Manifesto dispose d'informations qui seront peu appréciées à Washington, vouloir la supprimer et attenter à la vie d'un agent allié, cela créerait plus d'inconvénients que d'avantages. Mais que l'armée américaine puisse commettre une bavure aussi énorme dénote le grand désordre qui règne dans ses services de renseignements.
Les récentes élections irakiennes n'ont pas eu d'effet magique. Et les Etats-Unis prouvent qu'ils sont très loin de tenir la situation en main.

Retour en haut de page / Back to top of this page 6 mars, 17h30 - Reuters

Italian hostage Giuliana Sgrena, shot and wounded after being freed in Iraq said Sunday U.S. forces may have deliberately targeted her because Washington opposed Italy's policy of dealing with kidnappers. She offered no evidence for the claim that reflected growing anger in Italy over the conduct of the war, which has claimed more than 20 Italian lives, including secret agent Nicola Calipari who rescued her moments before being killed.
The shooting Friday evening has sparked tension with Italy's U.S. allies and put pressure on Prime Minister Silvio Berlusconi to take a hard line with President Bush. Speaking from the Rome hospital where she is being treated, Sgrena said the troops may have targeted her because Washington opposes Italy's reported readiness to pay ransoms to kidnappers. "The United States doesn't approve of this (ransom) policy and so they try to stop it in any way possible," the veteran war reporter, 57, told Sky Italia TV.

In later comments to Reuters, Sgrena was less strident:
"You could characterise as an ambush what happens when you are showered with gunfire. If this happened because of a lack of information or deliberately, I don't know, but even if it was due to a lack of information it is unacceptable."
Bush promised a full probe into why troops shot at the Italian car nearing Baghdad airport Friday evening. Calipari died instantly of a single bullet to the head, doctors said. The U.S. military says the car was speeding toward a checkpoint and ignored warning shots, an explanation rejected by Italian government ministers and the driver of the car. A senior U.S. official, White House counselor Dan Bartlett, said the shooting was a "horrific accident."
"As you know, in a situation where there is a live combat zone, particularly this road to the airport ... people are making split-second decisions, and it's critically important that we get the facts before we make judgments," he told CNN. Rome prosecutors have opened a second degree murder investigation into Calipari's death and Italy's justice minister has signed documents requesting information from witnesses.

According to Italy's leading daily Corriere della Sera, the driver, an unidentified Italian agent, said: "We were driving slowly, about 40-50 km/h (25-30 mph)."
In a harrowing account of the ordeal, Sgrena wrote in Sunday's issue of her communist newspaper Il Manifesto that Calipari saved her life by shielding her with his body. "Nicola threw himself on to protect me and then suddenly I heard his last breath as he died on top of me," she wrote.
Although Italy has denied paying kidnappers in past hostage releases, Agriculture Minister Gianni Alemanno told the Corriere that "very probably" a large ransom had been paid in this case. Newspapers spoke of sums of up to 8 million euros ($10 million).
"We need to get the guilty punished and an apology from the Americans," Alemanno said. "We are trustworthy allies but we must not give the impression of being subordinates." Parliamentary relations minister Carlo Giovanardi also said he did not believe the U.S. version of events.
Italy is one of Europe's closest U.S. allies and Washington is keen to show it is taking the matter seriously. Bush telephoned Berlusconi Friday night. Secretary of State Condoleeza Rice and Defense Secretary Donald Rumsfeld called their Italian counterparts over the weekend.

Thousands of people queued up outside Rome's huge marble Victor Emmanuel monument to pay respects to Calipari where his body is lying in state before a funeral Monday.
The national outpouring of grief and anger has put pressure on Berlusconi, an ardent supporter of Bush and his war on terror, to get answers from Washington on what went wrong before he addresses parliament on the matter Wednesday.
"All 57 million Italians who were united in the anticipation of Giuliana Sgrena's liberation have the right to know what happened" said Romano Prodi, the former prime minister and leader of Italy's center-left opposition.
Berlusconi has sent some 3,000 Italian soldiers to Iraq, a decision opposed by a majority of Italians and the opposition which is seeking to unseat him at a general election next year and weaken him at regional polls next month.

Retour en haut de page / Back to top of this page 6 mars, 10h09 - AFP

"Ma vérité" : Giuliana Sgrena raconte sa libération
La journaliste Giuliana Sgrena, retenue en otage durant un mois en Irak, raconte dimanche dans son journal Il Manifesto sa libération vendredi par ses ravisseurs, "le jour le plus dramatique de ma vie".
"Ma vérité", sous ce titre qui barre la Une du quotidien de gauche, Mme Sgrena révèle que ses ravisseurs l'ont accompagnée dans une zone de Bagdad en la prévenant "de ne pas se faire remarquer avec eux sinon les Américains pourraient intervenir". Ils l'ont alors laissée seule, les yeux couverts, en lui disant : "Sois tranquille, maintenant ils viendront te chercher dans dix minutes". "Je suis restée dans ces conditions d'immobilité et de cécité. J'avais les yeux remplis de coton, couverts par les lunettes de soleil", poursuit-elle. "Une voix amie m'est alors parvenue aux oreilles", ajoute-t-elle. "Giuliana, je suis Nicola, ne t'inquiète pas, tu es libre", lui a dit cette voix qui était celle de Nicola Calipari, l'agent des services secrets italiens, venu la chercher et qui devait mourir un peu plus tard dans ses bras frappé par des tirs américains.
"J'ai éprouvé du soulagement, non pas pour ce qui se passait et que je ne comprenais pas, mais pour les paroles de ce "Nicola". J'ai éprouvé finalement une consolation quasi physique, chaleureuse, que j'avais oubliée depuis longtemps".
Sur le trajet en voiture, Mme Sgrena raconte que le chauffeur "a communiqué deux fois à l'ambassade et en Italie" qu'ils étaient en route vers l'aéroport. "Il manquait moins d'un kilomètre. A ce point, je me rappelle seulement du feu, une pluie de feu et de projectiles s'est abattue sur nous", poursuit-elle. "Le chauffeur a crié +Nous sommes italiens, nous sommes italiens+. Nicola Calipari s'est jeté sur moi pour me protéger, et aussitôt, je répète aussitôt, j'ai senti sa dernière respiration alors qu'il mourrait contre moi", ajoute Giuliana Sgrena.
"Je dois avoir éprouvé une douleur physique... Mes pensées sont allées aussitôt à mes ravisseurs qui m'avaient dit de faire attention +parce que ce sont les Américains qui ne veulent pas que tu retournes+, des paroles que j'avais jugées superflues et idéologiques", assure-t-elle, ajoutant : "Le reste, je ne peux pas encore le raconter".
Si vendredi a été "le jour le plus dramatique de (sa) vie", le mois qu'elle a passé en captivité "a probablement changé pour toujours (son) existence", souligne la journaliste avant de raconter sa détention.
"Les premiers jours, je n'ai pas versé une seule larme. J'étais simplement furieuse. Je disais en face à mes ravisseurs : +mais comment, vous m'enlevez moi qui suis contre la guerre ?!+"
Ce à quoi ils répondaient : "Oui, parce que tu vas parler avec les gens. Nous n'enlèverons jamais un journaliste qui reste enfermé dans son hôtel. Et puis le fait que tu dises être contre la guerre pourrait être une couverture".
"Ce fut un mois d'alternance entre espérances fortes et moments de grande dépression", poursuit Giuliana Sgrena.

A woman reads Italian daily 'Il Manifesto', where there is an article by released Italian journalist Giuliana Sgrena on the front page titled 'My Truth' La mia verita'', as she waits in line to enter the Vittoriano Tomb of the Unknown Soldier monument where the body of Italian intelligence office Nicola Calipari is lying in state, in Rome, Sunday, March 6, 2005. Sgrena, who was wounded by American troops in Baghdad shortly after she was released by her Iraqi captors denied U.S. allegations that the car she was in was speeding, and described how Calipari, who had rescued her, died protecting her. (AP Photo/Beatrice Larco)

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 mars, 21h06 - AFP

Sgrena libérée contre rançon par des "saddamistes" (député irakien)
La journaliste italienne Giuliana Sgrena, libérée après un mois de captivité en Irak, aurait été enlevée par d'ex-fidèles de Saddam Hussein et libérée contre rançon, selon un député irakien dont des proches auraient mis en contact les ravisseurs et les autorités italiennes.
"Ils se font appeler les +Moudjahidines sans frontières+. C'est un faux nom, en fait, c'est un groupe de saddamistes, des anciens du régime de Saddam", a déclaré à propos des ravisseurs ce député chrétien, Yonadam Kanna, dans une interview diffusée samedi soir par la télévision publique belge RTBF. "On le sait puisqu'ils ont demandé de l'argent. D'après nos informations, non officielles, ils ont exigé un million de dollars", a-t-il ajouté. "Les négociations ont eu lieu à Bagdad et dans les environs de Bagdad. La fin du processus a été négocié directement par l'ambassade (italienne), le personnel de l'ambassade", a poursuivi M. Kanna, secrétaire général du Mouvement démocratique assyrien d'Irak, de passage à Bruxelles.
Selon ce dernier, c'est l'"Institut irakien pour la paix", une association dont il est le vice-président, qui aurait établi les premiers contacts. "Nous avons commencé par récolter des renseignements. Ensuite, nous avons coopéré avec l'ambassade italienne. Ensuite apparemment, les ravisseurs ont préféré continuer à négocier directement avec l'ambassade, soit parce qu'ils voulaient de l'argent, soit pour être plus en confiance", a-t-il dit.
"Ils ont peur de nous parce que nous sommes Irakiens, donc ils préfèrent négocier avec les étrangers pour ne pas risquer d'avoir des fuites vers les forces de sécurité irakiennes ou les force multinationales. C'est pourquoi ils s'adressent directement à l'ambassade, aux négociateurs officiels", a-t-il expliqué. "Nous, nous faisons les deux tiers du chemin et le dernier tiers est réalisé par l'ambassade", a conclu M. Kanna. Le ministre irakien des Droits de l'homme Bakhtiar Amin, également à Bruxelles ces derniers jours, a refusé de se prononcer sur les affirmations du député. "Tout est possible. Je n'exclus pas, mais je n'ai pas eu d'information sur une rançon payée par qui que ce soit", a-t-il déclaré à la RTBF.
Journaliste au quotidien de gauche Il Manifesto, Giuliana Sgrena a regagné Rome samedi après un mois de captivité en Irak, où son départ a été endeuillé par la mort d'un agent de sécurité italien tué par des soldats américains.

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 mars, 17h35 - AFP

Giuliana Sgrena déclare aux magistrats que les tirs n'étaient pas justifiés
Giuliana Sgrena, la journaliste ex-otage blessée à son départ d'Irak vendredi, a déclaré samedi aux magistrats chargés de l'enquête que les tirs des soldats américains sur la voiture qui la transportait à l'aéroport de Bagdad n'étaient pas justifiés par l'allure du véhicule. "L'action de feu n'était pas justifiée par l'allure de notre véhicule", a dit Giuliana Sgrena, selon l'agence italienne Ansa.
La journaliste italienne de 56 ans a été blessée à l'épaule par des tirs américains lors de son transport vers l'aéroport de Bagdad. Un agent des services secrets italiens a été tué en cherchant à la protéger et deux autres ont été blessés, dont un grièvement. "Notre véhicule roulait à une allure normale et non susceptible de malentendus", a expliqué la journaliste du quotidien de gauche Il Manifesto, infirmant la thèse de l'armée américaine selon laquelle la voiture roulait à grande vitesse et pouvait faire craindre un attentat suicide. "Ce n'était pas un point de contrôle, mais une patrouille qui nous a tiré dessus juste après nous avoir illuminés avec un phare", ont précisé aux enquêteurs Giuliana Sgrena et l'agent des services secrets italiens blessé rentré à Rome en sa compagnie.
Vendredi soir, en confirmant l'incident, l'armée américaine avait déclaré que ses soldats avaient d'abord agité les bras, fait clignoter des lumières blanches et procédé à des tirs de sommation pour stopper le véhicule.
Le directeur du Manifesto, Gabriele Polo, a déclaré samedi à des médias italiens qu'il ne savait pas si les soldats américains avaient tendu une embuscade au véhicule dans lequel se trouvait son envoyée spéciale en Irak, mais que "de toute façon, les Américains parlaient toujours d'incidents". Un peu plus tôt, le compagnon de Giuliana Sgrena, Pier Scolari, avait accusé l'armée américaine de vouloir éliminer son amie, devenue selon lui encombrante pour Washington. "Giuliana avait des informations et les militaires américains ne voulaient pas qu'elle s'en sorte vivante", avait-il affirmé, évoquant "une embuscade". La journaliste italienne a également donné aux enquêteurs des précisions sur les conditions de sa détention. "J'ai toujours été dans la même maison et détenue par le même groupe de ravisseurs (...) Parmi eux, il y avait une femme. Certains avaient le visage découvert, d'autres non. Ils m'ont bien traitée, je n'ai jamais manqué d'assistance", a-t-elle expliqué.

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 mars, 14h31 - AFP

Giuliana Sgrena : une "pluie de feu" s'est abattue sur la voiture
Une "pluie de feu" s'est abattue sur la voiture transportant Giuliana Sgrena, 56 ans, vers l'aéroport de Bagdad après sa libération après un mois de captivité, a raconté samedi la journaliste italienne à la chaîne de télévision RaiNews24.
Une "pluie de feu" s'est abattue sur la voiture "au moment même où je parlais avec Nicola Calipari", 51 ans, l'agent des services spéciaux italiens mort en faisant bouclier de son corps, a-t-elle dit par téléphone depuis l'hôpital militaire Celio où elle a été transportée après son retour à Rome en fin de matinée. "On n'allait pas très vite étant donné les circonstances (...) Le feu continuait. Le chauffeur n'arrivait même pas à expliquer que nous étions italiens", a ajouté Giuliana Sgrena. "Giuliana avait des informations et les militaires américains ne voulaient pas qu'elle s'en sorte vivante", a affirmé par ailleurs le compagnon de la journaliste Pier Scolari en évoquant "une embuscade" américaine.
Au moment où elle a été prise en otage, le 4 février dernier, la journaliste préparait un reportage sur des fugitifs de Falloujah venus s'abriter dans une mosquée de Bagdad après les bombardements américains sur le bastion sunnite. "Nicola Calipari est mort sur le coup, il a été touché à la tête", a déclaré Pier Scolari à sa sortie de l'hôpital Celio, en précisant que Giuliana avait été avertie dimanche dernier de sa libération prochaine. M. Scolari était parti vendredi soir à bord d'un Falcon 900 mis à disposition par la présidence du Conseil pour aller chercher sa compagne à Bagdad.
Le drame est survenu en début de soirée lorsque des soldats américains ont tiré sur le véhicule amenant la journaliste et ses accompagnateurs à l'aéroport de Bagdad. Le corps du chef de mission italien devait être rapatrié en Italie un peu plus tard dans la journée de samedi tandis qu'un des deux autres agents, légèrement blessé, est rentré dans le même avion que la journaliste. Il a été transporté à l'hôpital Celio pour des examens.
"Les Américains et les Italiens avaient été avisés du passage de la voiture. Ils étaient à 700 mètres de l'aéroport, ce qui veut dire qu'ils avaient passé tous les contrôles", a précisé Pier Scolari. "Toute la fusillade a été suivie en direct par la présidence du Conseil qui était au téléphone avec un des membres des services spéciaux. Puis les militaires américains ont confisqué et éteint les téléphones portables", a ajouté M. Scolari qui à ce moment là était présent au Palazzo Chigi, siège de la Présidence du Conseil.
Les Etats-Unis se sont engagés à mener "une enquête complète" sur les tirs contre le convoi de l'ex-otage. Selon l'armée américaine, ses soldats ont d'abord fait des signes et allumé des lampes torche, puis effectué des tirs de sommation pour obliger le véhicule, qui roulait à grande vitesse, à s'arrêter.

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 mars, 13h05 - AFP

Giuliana Sgrena dit ne pas avoir été maltraitée
La journaliste italienne Giuliana Sgrena a déclaré ne pas avoir été maltraitée pendant sa captivité d'un mois en Irak, à son arrivée samedi matin à Rome.
"Ils ne m'ont jamais maltraitée", a-t-elle dit à ses collègues du journal Il Manifesto, qui sont montés dans l'avion l'ayant ramenée en Italie, à son arrivée sur l'aéroport de Ciampino. Elle s'est dite navrée de la mort de Nicola Calipari. Responsable des service spéciaux italiens, ce dernier a été tué en lui faisant un bouclier de son corps, lorsque des soldats américains ont tiré, vendredi soir, sur le véhicule amenant la journaliste et ses accompagnateurs à l'aéroport de Bagdad. "Finalement nous l'avons vue. Elle est éprouvée, mais vivante", a déclaré son père Franco Sgrena.
"Giuliana n'est pas trop mal. Elle a pu marcher de l'avion à l'ambulance avec un peu d'aide", a dit son compagnon Pier Scolari. "Le moment le plus difficile a été lorsque j'ai vu mourir dans mes bras la personne qui m'avait sauvée", a-t-elle dit à M. Scolari qui avait été la chercher à Bagdad dans l'avion envoyé par les autorités italiennes, a rapporté ce dernier. "Elle est très fatiguée et sous le choc", a-t-il ajouté, précisant que Giuliana et lui avaient parlé pendant toute la durée du vol. "Elle est calme, même si elle est fatiguée et triste de la mort de Calipari", a-t-il dit.
"Giuliana ne sera pas opérée aujourd'hui. Les médecins donneront leur diagnostic dans l'après-midi. Elle a un poumon légèrement rétracté, mais les médecins m'ont dit que c'est une chose normale lorsqu'il y a traumatisme", à l'épaule dans son cas, a encore déclaré Pier Scolari. Le directeur du Manifesto Gabriele Polo a indiqué de son côté que Giuliana Sgrena devait à nouveau être hospitalisée car elle a une fracture à la clavicule. "Hier soir il y a eu une première intervention pour extraire le projectile. C'est peut-être le même projectile qui a tué Nicola Calipari", a-t-il ajouté. "Je l'ai trouvée bien, mais c'est un peu comme si elle était toute contusionnée. Je ne sais pas si elle retournera en Irak. C'est à elle de décider. Mais elle n'est pas en état de faire de longs discours", a déclaré à la presse le Président du Manifesto, Valentino Parlato, après lui avoir rendu visite à l'hôpital.
Une délégation du journal se rendra de nouveau à l'aéroport samedi, cette fois pour accueillir le cercueil de Nicola Calipari, afin de lui rendre hommage. Selon la presse italienne, Giuliana Sgrena a été libérée vendredi à la périphérie de Bagdad et a été immédiatement emmenée en voiture vers l'aéroport. C'est lors de ce parcours que le véhicule a été pris sous le feu de soldats américains.

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 mars, 10h01 -AFP

L'Italie attend l'ex-otage Juliana Sgrena après sa libération tragique
La journaliste italienne Giuliana Sgrena, libérée après un mois de captivité en Irak, était attendue samedi en Italie, mais la joie suscitée par son retour a été endeuillée par la mort de son libérateur tué par des tirs américains près de Bagdad. Les Etats-Unis se sont engagés à mener "une enquête complète" sur les circonstances de cette fusillade dans laquelle Mme Sgrena a été blessée vendredi à l'épaule par les tirs contre son convoi en route pour l'aéroport de Bagdad, peu après sa libération.
Envoyée spéciale du quotidien Il Manifesto enlevée le 4 février à Bagdad, Mme Sgrena a été libérée vendredi. Le convoi la conduisant à l'aéroport a essuyé des tirs à un point de contrôle américain et un agent des services spéciaux italiens, Nicola Calipari, a été tué en la protégeant. Selon l'agence italienne Ansa, Mme Sgrena, 56 ans, qui a été soignée dans un hôpital militaire américain, devrait arriver à l'aéroport de Rome-Ciampino vers 09h30 GMT.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, allié important du président américain George W. Bush dans la guerre en Irak, a demandé des éclaircissements aux Etats-Unis et a convoqué d'urgence leur ambassadeur.
Le département d'Etat a indiqué qu'"une enquête complète (serait) menée". L'armée américaine a indiqué de son côté que les soldats américains qui ont tiré sur le convoi de la journaliste ont d'abord agité les bras, fait clignoter des lumières blanches et procédé à des tirs de sommation pour faire arrêter le véhicule qui roulait à grande vitesse. Selon Ansa, M. Bush a exprimé sa profonde douleur à M. Berlusconi après ce drame. Tout en se réjouissant de la libération de Mme Sgrena, la presse italienne pleurait l'agent secret tué la veille, le qualifiant de "héros" pour avoir fait bouclier de son corps pour protéger la journaliste.
Après cette libération, une autre journaliste occidentale, la Française Florence Aubenas, travaillant pour le quotidien libération, est toujours retenue en otage en Irak. Florence Aubenas, qui a disparu le 5 janvier à Bagdad avec son guide irakien Hussein Hanoun Al-Saadi, est apparu cette semaine, visiblement éprouvée, dans une bande vidéo dans laquelle elle appelait à l'aide.

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 mars, 06h07 - AFP

La libération de Mme Sgrena endeuillée par la mort de son libérateur, par Nicole Martiche
La joie de la libération de la journaliste italienne Giuliana Sgrena, retenue en otage durant un mois en Irak, a été endeuillée par la mort de son libérateur traité en "héros" samedi par la presse de la péninsule.
"Libre, puis la tragédie" (La Repubblica), "L'homme qui s'est sacrifié pour la sauver" (Il Giornale), "La vie et la mort" (Il Manifesto), "Un héros mort pour sauver Giuliana" (Il Messaggero) : les journaux rendent hommage à l'agent des services secrets italiens, Nicola Capilari, qui a fait bouclier de son corps pour protéger la journaliste lorsque leur convoi a essuyé des tirs à un barrage américain. Ils soulignent que ce fonctionnaire de 51 ans a sauvé Giuliana Sgrena deux fois, d'abord en obtenant sa libération puis en la protégeant des balles.
Gabriele Polo, le directeur d'Il Manifesto, le quotidien de gauche pour lequel Mme Sgrena était envoyée spéciale en Irak, a souligné, dans son éditorial, que la joie de la rédaction avait été de courte durée. "Quinze minutes, vingt au maximum entre un coup de téléphone nous annonçant la libération de Giuliana et un autre qui nous a appris l'assassinat de la personne qui, plus que tout autre, a travaillé, pour la libérer", écrit M. Polo. "Le temps de récupérer une vie et d'en perdre une autre. Dans l'absurde d'une guerre où nous risquons de nous perdre tous", ajoute-t-il. Le dessin humoristique du journal montre un homme tendant les bras pour accueillir une colombe de la paix en lui disant "Tu nous l'a rapportée" mais l'oiseau est ensanglanté.
La famille de Giuliana Sgrena a fait part de sa douleur après la mort de l'agent Nicola Calipari, marié et père de deux enfants. "C'est grâce à son geste héroïque que Giuliana a eu la vie sauve. Sa mort nous plonge dans le désespoir", a déclaré Franco Sgrena, le père de la journaliste. "Cette tragédie gâche ma joie", a renchéri Pier Scolari, le compagnon de la journaliste, avant de prendre un avion pour Bagdad pour aller la chercher. "Cette guerre est une folie, la voilà votre guerre, nos troupes doivent partir de là-bas", a hurlé M. Scolari au chef de gouvernement Silvio Berlusconi. Lui et les dirigeants d'Il Manifesto étaient en effet reçus par M Berlusconi qui leur confirmait la libération de Mme Sgrena quand ils ont appris le drame.
Blessée à l'épaule gauche, Giuliana Sgrena a indiqué à ses proches : "Je vais bien, je suis pleine de fils et de tubes".
Le grand tirage de la presse italienne, le Corriere della Sera, craint que cet incident ne dégénère dans un nouvel affrontement entre la gauche et la droite sur la présence militaire italienne en Irak. "Les deux Italies qui ont accompagné la séquestration de Giuliana Sgrena sans se toucher ni dialoguer risquent maintenant de se heurter", écrit le Corriere, estimant qu'il faut s'attendre "à une pression croissante sur le gouvernement pour qu'il retire ses troupes" d'Irak, soit 3.000 hommes dans le sud du pays. Piero Fassino, secrétaire général des Démocrates de gauche, a jugé "incroyable qu'un homme (M. Calipari) engagé dans la difficile mission de sauver une vie, ait été tué par ceux qui affirment être en Irak pour protéger la vie des citoyens".
Pour sa part, le chef de la diplomatie italienne, Gianfranco Fini, a espéré "fermement" que cet incident n'engendrerait pas une réaction antiaméricaine. "C'est la fatalité. C'est un moment de grande douleur sur lequel personne ne doit spéculer", a-t-il estimé, affichant sa satisfaction que le commandement américain ait annoncé "une enquête rapide et complète".

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 mars, 02h43 - AFP

Incident à Badgad: Bush a appelé Berlusconi pour exprimer ses regrets
Le président américain George W. Bush a appelé vendredi le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi pour exprimer ses regrets après la mort d'un agent des services spéciaux italiens tué par des tirs américains près de Bagdad, a indiqué la Maison Blanche. M. Bush, qui était en déplacement vendredi, a appelé M. Berlusconi depuis l'avion présidentiel Air Force One pour "exprimer ses regrets à propos de l'incident survenu plus tôt aujourd'hui (vendredi)", a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan.
Vendredi, juste après sa libération une journaliste italienne Giuliana Sgrena a été blessée et un de ses accompagnateurs tué par des tirs américains sur leur convoi qui les menait à l'aéroport de Bagdad. "Le président a assuré le Premier ministre Berlusconi que cet incident fera l'objet d'une enquête complète", a-t-on ajouté de même source. Le porte-parole de la présidence américaine a indiqué que Giuliana Sgrena, 56 ans, qui venait d'être libérée après avoir été enlevée le 4 février à Bagdad et qui se trouvait dans un convoi "a essuyé des tirs des forces de la coalition. Apparemment, il y a un tué, un citoyen italien et elle a aussi été blessée dans l'incident". "Nous regrettons toute perte en vie humaine, celle de l'Italien qui a été tué et nous prions et pensons à elle également", a souligné M. McClellan, en précisant que la conversation téléphonique entre MM. Bush et Berlusconi avait duré environ cinq minutes.

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 mars, 01h32 - AFP

Ex-otage italienne en Irak: Washington promet "une enquête complète"
Les Etats-Unis se sont engagés vendredi à mener "une enquête complète" sur les circonstances de l'incident ayant blessé, à la suite de tirs américains, une ex-otage italienne et tué un agent secret italien à Bagdad, a annoncé vendredi le département d'Etat. "Une enquête complète sera menée sur cet incident", a indiqué le porte-parole Darla Jordan.
La journaliste italienne Giuliana Sgrena, 56 ans, qui venait d'être libérée vendredi après un mois de captivité a été blessée à l'épaule et un de ses accompagnateurs tué, par des tirs américains sur le convoi qui la transportait à l'aéroport.
L'armée américaine a confirmé l'incident indiquant que les soldats américains qui ont tiré sur le convoi de la journaliste ont d'abord agité les bras, fait clignoter des lumières blanches et procédé à des tirs de sommation pour faire arrêter le véhicule qui roulait à grande vitesse. Le département d'Etat n'a pas d'information supplémentaire, a dit son porte-parole, en ajoutant que l'administration américaine a adressé ses condoléances au gouvernement italien. Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, un important allié du président américain George W. Bush dans la guerre en Irak, a demandé vendredi soir des éclaircissements aux Etats-Unis et a convoqué d'urgence l'ambassadeur américain pour lui demander que soient clarifiées dans les plus brefs délais et de la manière la plus complète les circonstances de cet incident.
Mme Sgrena, envoyée spéciale du journal de gauche Il Manifesto en Irak, avait été enlevée le 4 février dernier à Bagdad.

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 mars, 01h13 - AFP

M. Berlusconi demande des éclaircissements aux Etats-Unis
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a demandé vendredi soir des éclaircissements aux Etats-Unis sur les circonstances de la mort d'un responsable des services spéciaux italiens lors de la libération de la journaliste italienne Giuliana Sgrena à Bagdad.
L'agence Ansa a pour sa part indiqué que le président américain George W Bush avait téléphoné, tôt samedi, à M. Berlusconi mais n'a pas donné pour l'instant de précision sur le contenu de la conversation.
M. Berlusconi "a convoqué d'urgence l'ambassadeur américain Mel Sembler pour lui demander que soient clarifiées dans les plus brefs délais et de la manière la plus complète les circonstances qui ont conduit à la mort de Nicola Calipari et aux blessures de Mme Sgrena et d'une autre personne", a indiqué un communiqué officiel.
"Le président du Conseil attend que, dans l'esprit d'amitié qui caractérise les relations entre l'Italie et les Etats-Unis, le gouvernement des Etats-Unis fasse tout pour faire l'entière lumière sur ce qui s'est passé et sur les éventuelles responsabilités", poursuit le communiqué. L'ambassadeur Sembler a assuré que "tous les efforts seront faits pour faire la lumière ce qui est arrivé", en faisant part de ses condoléances au gouvernement, au peuple italien et à la famille de M. Calipari.
Mme Sgrena, envoyée spéciale du journal de gauche Il Manifesto, avait été enlevée le 4 février dernier à Bagdad. Libérée vendredi, elle était en train d'être conduite vers l'aéroport de Bagdad quand des militaires ont tiré sur son convoi et l'agent des services de sécurité Nicola Calipari a été tué en faisant bouclier pour la protéger. Le journal Il Manifesto a pour sa part indiqué que les conditions de santé de Mme Sgrena sont bonnes. Elle a été touchée au poumon sans gravité et elle pourrait regagner l'Italie dès samedi.
Le directeur du Manifesto Gabrielo Polo a déclaré que la mort de Nicola Calipari était "une douleur supérieure à la joie de la libération de Giuliana". Tous les journaux italiens de samedi rendent hommage au "libérateur" de Mme Sgrena, "le héros le plus vrai, le plus humain" de cette tragédie, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Giuseppe Pisanu. M. Calipari avait déjà joué un rôle déterminant dans la libération de Simone Torretta et Simone Pari, les deux humanitaires enlevées en Irak en septembre dernier.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 mars, 21h47 - AFP

Berlusconi confirme: Sgrena blessée, un agent italien tué par tirs américains
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a confirmé vendredi au cours d'une conférence de presse la mort à Bagdad d'un agent secret italien par des tirs américains contre le convoi transportant la journaliste Giuliana Sgrena, qui a été elle-même blessée. De son côté, l'armée américaine en Irak a reconnu que ses soldats avaient bien tiré vendredi soir sur le convoi, confirmant que l'ex-otage avait été blessée et un de ses accompagnateurs tué.
Le visage grave, M. Berlusconi s'est dit "abasourdi" par ce dénouement tragique et a annoncé avoir convoqué l'ambassadeur des Etats-Unis à Rome, Mel Sambler, pour demander des explications. Le convoi transportant la journaliste italienne qui venait d'être libérée après un mois de détention a été bloqué à un barrage américain près de l'aéroport et le véhicule dans lequel se trouvait la journaliste italienne et son escorte a été pris dans une fusillade, a indiqué M. Berlusconi. Le chef de l'équipe des services secrets italiens, Nicola Calipari, 50 ans, a été tué en protégeant de son corps la journaliste italienne. Deux autres membres de son équipe ont été blessés au cours de la fusillade, a précisé le chef du gouvernement. M. Berlusconi n'a pas précisé dans quelles conditions avait été obtenue la libération de Giuliana Sgrena par l'équipe dirigée par Nicola Calipari.
La journaliste a été blessée à l'épaule gauche par un éclat et a été transportée dans un hôpital militaire américain où elle a été opérée, a-t-il indiqué. "Comme les coups de feu sont venus de forces américaines, j'ai décidé de convoquer immédiatement l'ambassadeur américain, avec qui nous avons déja parlé", a annoncé M. Berlusconi.
"Je réagirai de la manière qui me semble la plus adéquate pour une affaire aussi grave, dont quelqu'un devra assumer la responsabilité", a ajouté M. Berlusconi. Le chef de l'Etat italien Carlo Azeglio Ciampi a exprimé sa "profonde douleur pour la mort tragique" de Nicola Calipari, marié et père de deux enfants. M. Berlusconi a annoncé que la famille recevrait "un soutien moral et économique" de la nation. Le parquet de Rome a pour sa part ouvert une enquête sur les conditions de sa mort.
Collaboratrice du quotidien de gauche Il Manifesto, Giuliana Sgrena avait été enlevée à Bagdad le 4 février. Elle devrait être rapatriée samedi en Italie à bord d'un avion envoyé par la présidence du conseil des ministres. L'annonce de sa libération avait été accueillie avec joie et soulagement dans toute l'Italie avant que n'arrive l'annonce de la fusillade dans laquelle elle a été blessée et son sauveteur tué.
Peu avant, la chaîne de télévision satellitaire du Qatar Al-Jazira avait diffusé une vidéo la montrant au moment de sa libération, remerciant ses ravisseurs "pour le bon traitement" qu'ils lui avaient réservé. En robe noire, l'ex-otage, qui se tenait derrière une table sur laquelle se trouvait un panier de fruits, a expliqué que ses ravisseurs "l'avaient enlevée car ils sont déterminés à libérer leur terre de l'occupation", selon ses propos rapportés en arabe par Al-Jazira. Dans une première cassette diffusée par ses ravisseurs le 16 février, elle était apparue en pleurs, réclamant le retrait des troupes étrangères d'Irak.
Le gouvernement italien de centre-droit dirigé par Silvio Berlusconi a soutenu l'intervention américaine en Irak et a envoyé un contingent de 3.000 hommes déployé à Nassiriyah (sud) en juin 2003. Le pape et le chef de l'Etat italien Carlo Azeglio Ciampi avaient réclamé sa libération et près de 500.000 personnes avaient défilé à Rome pour demander son retour.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 mars, 21h36 - AFP

L'armée US confirme avoir blessé la journaliste italienne à Bagdad
L'armée américaine en Irak a confirmé que ses soldats avaient tiré vendredi soir sur le convoi de la journaliste italienne Giuliana Sgrena à Bagdad, indiquant que l'ex-otage avait été blessée et un de ses accompagnateurs tué.
"A environ 20h55 (17h55 GMT), les forces de la coalition (...) ont ouvert le feu sur un véhicule approchant à grande vitesse d'un barrage à Bagdad. La journaliste Giuliana Sgrena récemment libérée se trouvait dans le véhicule", a indiqué le lieutenant-colonel américain Mike Caldwell, un porte-parole de la Force multinationale, qui lisait un communiqué officiel. "Les circonstances ne sont pas claires à ce moment. Une deuxième personne à bord de l'automobile a été tuée. Mme Sgrena est soignée par le personnel médical de la coalition. Une enquête a été ouverte sur cet événement", selon lui.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 mars, 21h23 - AFP

L'ambassadeur américain convoqué, annonce Berlusconi
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a annoncé avoir convoqué l'ambassadeur américain à Rome après un incident au cours duquel la journaliste italienne Giuliana Sgrena a été blessée et un membre des services secrets italiens tué. "Comme les coups de feu sont venus de forces américaines, j'ai décidé de convoquer immédiatement l'ambassadeur américain, avec qui nous avons déja parlé", a déclaré M. Berlusconi, au cours d'une conférence de presse.
"Je réagirai de la manière qui me semble la plus adéquate pour une affaire aussi grave, dont quelqu'un devra assumer la responsabilité", a ajouté M. Berlusconi. "Ce soir j'aurai ici l'ambassadeur américain (M. Mel Sembler) qui devra clarifier le comportement des militaires américains", a poursuivi le chef du gouvernement italien, précisant que l'ambassadeur italien à Bagdad s'était aussitôt rendu sur les lieux de la tragédie.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 mars, 20h16 - AFP

Sgrena blessée par des tirs américains, un Italien tué
La journaliste italienne Giuliana Sgrena a été blessée vendredi peu après sa libération par des tirs américains contre le convoi qui la conduisait à l'aéroport de Bagdad, et un membre des services secrets italiens a été tué, a annoncé le quotidien Il Manifesto.
La journaliste italienne a été blessée à l'épaule et transportée dans un hôpital américain, a précisé le journal.
Le chef de l'équipe des services spéciaux italiens en Irak, Nicola Calibari, a été tué par les tirs, selon la même source.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 mars, 19h32 - AFP

Giuliana Sgrena, une journaliste engagée contre la guerre et pour les femmes, par Andrea Bambino
Giuliana Sgrena, 56 ans, reporter du quotidien de gauche indépendant italien Il Manifesto, libérée vendredi un mois après avoir été enlevée à Bagdad, est une journaliste expérimentée dans les zones de conflit et engagée dans la défense des femmes.
Spécialiste de l'Irak depuis la première guerre du Golfe, Giuliana Sgrena s'est opposée avec vigueur à la campagne militaire menée par les Etats-Unis depuis mars 2003. Elle a décrit les conséquences de cette guerre pour le peuple irakien dans un livre, "Il fronte Iraq, diario di una guerra permanente" (Le front Irak, journal d'une guerre permanente, 2004).
Au moment où elle a été prise en otage, le 4 février dernier, la journaliste préparait un reportage sur des fugitifs de Falloujah venus s'abriter dans une mosquée de Bagdad après les bombardements américains sur le bastion sunnite. "C'est une des rares journalistes de guerre d'aujourd'hui", raconte à l'AFP Maurizio Matteuzzi, éditorialiste de longue date au Manifesto. "C'est une grande spécialiste du monde arabo-islamique et elle est très engagée dans la condition des femmes de ce monde-là", ajoute-t-il.
"Elle est tout sauf +embedded+ (embarquée avec les militaires), faisant des récits très personnels et documentés", souligne pour sa part Loris Campetti, chef des pages reportage du quotidien. Dans ses derniers reportages, cette native du Piémont (nord), fille d'un ancien résistant italien, racontait notamment le calvaire vécu par une Irakienne détenue dans la prison d'Abou Ghraib ou l'attente des élections de fin janvier à Sadr City, une banlieue défavorisée de Bagdad. Et quelques jours après la disparition de la journaliste française Florence Aubenas et de son guide irakien à Bagdad, le 5 janvier, Giuliana Sgrena défendait dans une chronique le droit des journalistes à travailler dans un pays en guerre. "Pour faire connaître une réalité qui ne s'inscrirait autrement que dans les bulletins de guerre ou les pamphlets de propagande", insistait-elle. Giuliana Sgrena était apparue, le 16 février, dans une vidéo poignante, implorant notamment l'Italie de retirer ses troupes d'Irak.
Une forte mobilisation en faveur de sa libération et de celle de sa consoeur Florence Aubenas a eu lieu en Italie et en France et avait poussé 500.000 personnes à descendre dans les rues de Rome, le 19 février.
Membre de Controparola, une association d'écrivains et de journalistes féministes, ancienne militante d'extrême gauche, Giuliana Sgrena a fait ses débuts en 1988 au Manifesto. Envoyée spéciale dans plusieurs pays d'Afrique et du Moyen-Orient, dont l'Algérie, le Mozambique, la Somalie, l'Iran et l'Afghanistan, elle a écrit plusieurs ouvrages, parmi lesquels "Kahina contro i califfi" (Kahina contre les califes, 1997) sur la crise algérienne dans les années 90 et la question islamique dans ce pays.
Tous ses confrères et ses amis soulignent qu'elle n'avait rien du stéréotype du journaliste de guerre. Elle est "modeste et discrète", poursuit Loris Campetti. Le compagnon de Mme Sgrena, Pier Scolari, explique que celle-ci allait "au contact de gens et de classes sociales dont on parle peu, dans des pays souvent oubliés, pour décrire leur réalité quotidienne".

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 mars, 19h08 - AFP

Le président Ciampi confirme la libération de Giuliana Sgrena
Le chef de l'Etat italien Carlo Azeglio Ciampi a confirmé vendredi la libération de la journaliste Giuliana Sgrena, 56 ans, enlevée à Bagdad le 4 février, et a remercié tous ceux qui ont contribué à cette libération.
Le chef de l'Etat a été informé de cette libération par un des proches collaborateurs du chef du gouvernement.
Le quotidien italien Il Manifesto a également confirmé la libération de sa journaliste. Le directeur de la rédaction du quotidien, Gabriele Polo, a été informé par les services secrets italiens de la libération de Giuliana Sgrena, a précisé à l'AFP le chef du service étranger, Maurizio Mateuzzi. Le président Ciampi avait appelé mercredi les ravisseurs de Mme Sgrena à la libérer. Envoyée spéciale du journal de gauche Il Manifesto en Irak, la journaliste avait été enlevée alors qu'elle préparait un reportage sur des réfugiés de Falloujah.
Une cassette-vidéo avait été diffusée le 16 février dans laquelle, en pleurs, elle demandait au peuple italien de faire pression sur le gouvernement de Silvio Berlusconi pour que les troupes étrangères se retirent d'Irak. Une manifestation, organisée par le quotidien, avait rassemblé 500.000 personnes le 19 février dans la capitale italienne. Les manifestants avaient également demandé la libération de la journaliste française du quotidien Libération Florence Aubenas, enlevée à Bagdad le 5 janvier avec son guide irakien Hussein Hanoun al-Saadi.
L'Italie a soutenu l'intervention américaine dans ce pays et a envoyé un contingent de 3.000 hommes à Nassiriyah (sud) en juin 2003.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 mars, 18h57 - AFP

Il Manifesto confirme la libération de Giuliana Sgrena
Le quotidien italien Il Manifesto a confirmé vendredi la libération de sa journaliste Giuliana Sgrena, enlevée le 4 février à Bagdad en citant des sources des services secrets italiens.
Le directeur de la rédaction du quotidien, Gabriele Polo, a été informé par les services secrets italiens de la libération de Giuliana Sgrena, 56 ans, a précisé à l'AFP le chef du service étranger, Maurizio Mateuzzi.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 mars, 18h42 - AFP

La journaliste italienne enlevée en Irak a été libérée, selon Al-Jazira
La journaliste italienne, Giuliana Sgrena, retenue en otage en Irak, a été libérée à Bagdad, a annoncé vendredi la chaîne de télévision du Qatar Al-Jazira, en citant des "sources" non identifiées. La chaîne du Qatar a diffusé sur un bandeau au bas de l'écran "Libération de la journaliste italienne enlevée, Giuliana Sgrena, à Bagdad", sans autre précision.
Mme Sgrena, 56 ans, a été enlevée il y a exactement un mois, le 4 février, à Bagdad. Dans une cassette diffusée par ses ravisseurs le 16 février, elle est apparue en pleurs, réclamant le retrait des troupes étrangères d'Irak.

Retour en haut de page / Back to top of this page 3 mars, 16h03 - AFP

Le PE appelle à la libération immédiate des otages en Irak
Le Parlement européen (PE) a appelé jeudi à la libération des journalistes enlevés en Irak, demandant aux institutions européennes de se mobiliser en faveur de la Française Florence Aubenas, de son guide Hussein Hanoun al-Saadi et de l'Italienne Giuliana Sgrena.
Dans une déclaration écrite, les présidents des groupes politiques au PE ont appelé à "la libération immédiate de tous les journalistes enlevés en Irak ainsi qu'à celle de tous les otages". Ils demandent en outre "à toutes les institutions européennes, à tous les gouvernements et à toutes les collectivités territoriales de se mobiliser en faveur de Giuliana Sgrena, de Florence Aubenas et de son guide interprète Hussen Hanoun al-Saadi". "Tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour que les médias puissent remplir leurs tâches partout dans le monde", poursuivent les présidents de groupe, qui ont décidé d'apposer les portraits des deux journalistes et du guide interprète dans les locaux du PE.
De son côté, le président du PE, Josep Borrell, a estimé "fondamental de poursuivre sans relâche la mobilisation autour des otages afin de faire pression sur les auteurs de ces rapts odieux". Florence Aubenas, du quotidien Libération, a disparu le 5 janvier à Bagdad avec son guide. Giuliana Sgrena, envoyée spéciale du journal Il Manifesto en Irak, a de son côté été enlevée le 4 février.
La Commission européenne "partage l'émotion de tout le monde face à l'enlèvement des journalistes quels qu'ils soient. C'est bien sûr une douleur pour les familles et pour la personne en question que nous partageons totalement", avait un peu plus tôt indiqué la porte-parole de l'exécutif européen devant la presse. Interrogée sur l'absence de réaction de Bruxelles jusqu'ici dans cette affaire, la porte-parole, Françoise Le Bail, a simplement expliqué que "la pratique de la Commission n'est pas de réagir chaque fois qu'il y a des enlèvements".
En soutien aux otages, un rassemblement est par ailleurs organisé mardi soir à l'Atomium de Bruxelles par l'association qui gère l'édifice construit pour l'exposition universelle de 1958, en collaboration avec Libération, Il Manifesto, l'association Reporters sans Frontières et le Comité de soutien pour Florence Aubenas et Hussein Hanoun.

Retour en haut de page / Back to top of this page 2 mars, 18h36 - AFP

Le président italien appelle à la libération de Florence et Giuliana
Le président de la République italienne, Carlo Azeglio Ciampi, a appelé mercredi à la libération de la journaliste italienne Giuliana Sgrena et de sa consoeur française Florence Aubenas enlevées en Irak.
"Nous demandons avec force que Giuliana Sgrena et Florence Aubenas soient libérées. Leur libération serait une bonne chose pour tous et plus particulièrement pour l'avenir de l'Irak", a-t-il dit au cours d'une cérémonie à Rome en présence de nombreux journalistes. "Quand des journalistes perdent la vie pour avoir voulu faire leur travail ou qu'ils sont l'objet de violence, je pense naturellement à Giuliana Sgrena et Florence Aubenas, choisies par leurs ravisseurs pour avoir exercé avec passion leur métier de chroniqueur, alors nous nous sentons tous blessés", a poursuivi le chef de l'Etat.
M. Ciampi s'exprimait en présence des organisateurs et des participants à un concours italien de journalisme, le "Prix du chroniqueur - Piero Passetti
La journaliste française Florence Aubenas, disparue à Bagdad le 5 janvier, a lancé un appel à l'aide urgent dans une cassette-vidéo diffusée mardi. Son homologue Giuliana Sgrena a été enlevée le 4 février et une cassette vidéo de la journaliste italienne a été diffusée le 16 février. Mme Sgrena demande elle aussi de l'aide et réclame le retrait des troupes italiennes d'Irak.
En Italie, des responsables religieux, politiques et associatifs observent à tour de rôle une grève de la faim pour demander la libération des journalistes pris en otage en Irak et s'opposer à la guerre dans ce pays. L'initiative, baptisée "Combien de jours avant l'aube?", est destinée à obtenir la "libération de Giuliana Sgrena, Florence Aubenas et Hussein Hanoun al-Saadi (le guide de Mme Aubenas) ainsi que des autres personnes enlevées et de tout le peuple irakien", a indiqué l'un des participants.

Retour en haut de page / Back to top of this page 22 février, 08h33 - AFP

L'Italie, dont une journaliste, Giuliana Sgrena, est retenue en otage depuis le 4 février, a une nouvelle fois invité ses journalistes à quitter l'Irak "par précaution" en raison de "risques réels d'enlèvements", a annoncé le chef de la diplomatie italienne, Gianfranco Fini.

Retour en haut de page / Back to top of this page 21 février, 18h31 - AFP

"Risques d'enlèvements" : l'Italie invite ses journalistes à quitter l'Irak
Les journalistes italiens ont été invités à quitter le pays "par précaution" en raison de "risques réels d'enlèvements", a annoncé lundi le chef de la diplomatie italienne, Gianfranco Fini.
"Il s'agit d'une mesure de prudence", a expliqué M. Fini. "Nous avions déjà demandé aux journalistes de ne pas se rendre en Irak il y a quelques semaines et nous appelons à nouveau les journalistes opérant en Irak à se montrer responsables à cause de risques réels d'enlèvement par des organisations criminelles".
"En raison de la détérioration des conditions de travail et de sécurité, l'ambassade d'Italie à Bagdad a suggéré une nouvelle fois aux journalistes de quitter le pays", a précisé à l'AFP un des porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
La journaliste italienne Giuliana Sgrena, envoyée spéciale du quotidien de gauche Il Manifesto, a été enlevée le 4 février à Bagdad. Les autorités italiennes avaient dès le 10 janvier déconseillé aux journalistes de se rendre dans ce pays en raison des conditions de sécurité "très critiques et graves". Interrogé par l'AFP, le principal quotidien italien, Corriere della Sera, a confirmé qu'il retirait son envoyé spécial de Bagdad, Lorenzo Cremonesi, mais maintenait celui basé à Nassiriyah, dans le sud du pays, où le gouvernement italien a déployé un contingent de 3.000 soldats.
L'agence de presse Ansa a affirmé lundi que les services de renseignement italiens ont demandé le départ des journalistes nationaux d'Irak dans un délai de 48 heures. Ansa n'a pas précisé quelles sont ses sources ni quelle menace spécifique visait les journalistes italiens.

Retour en haut de page / Back to top of this page 20 février

Le 20 février, tous les footballeurs de la première division italienne portent sur leurs maillots cette inscription: "Libérez Giuliana".

Retour en haut de page / Back to top of this page 19 février, 18h29 - AFP

Rome retrouve les couleurs arc-en-ciel de la paix pour Giuliana Sgrena, par Nicole Martiche
Rome a retrouvé samedi les couleurs arc-en-ciel du drapeau de la paix, symbole des manifestations contre la guerre en Irak, le temps d'un cortège de 500.000 personnes venues réclamer la libération de la journaliste Giuliana Sgrena enlevée à Bagdad.
"La participation a atteint 500.000 personnes", a déclaré à l'AFP le maire de Rome, Walter Veltroni, en se basant sur les chiffres de ses services. "La population est pour la libération de Giuliana. Nous allons continuer à nous mobiliser", a ajouté M. Veltroni (démocrates de gauche, opposition), présent dans le cortège. A l'issue d'un parcours d'environ 6 km et d'un défilé de plus de trois heures, les manifestants se sont rassemblés sur l'immense espace du Circo Massimo. Sur une scène avaient été installés des portraits de Mme Sgrena, de sa consoeur française du quotidien Libération, Florence Aubenas, et de son guide Hussein Hanoun, tous les deux disparus depuis le 5 janvier également à Bagdad.
"La participation va au delà de toutes nos espérances", a déclaré Valentino Parlato, un des fondateurs du Manifesto, journal créé par des intellectuels ayant pris leurs distances avec le parti communiste. Le quotidien, dont la capacité de mobilisation a toujours été forte et qui pouvait compter sur l'appui logistique de la CGIL (gauche), premier syndicat de la péninsule, tablait sur un rassemblement de 200.000 personnes.
Les soutiens reçus ces derniers jours avaient été nombreux : de la part d'associations pacifistes, féministes - dans lesquelles Mme Sgrena a milité - et religieuses, des syndicats de toutes tendances, des partis de gauche et d'organisations humanitaires, sans oublier plus de 2.000 journalistes ayant appelé à manifester pour leur consoeur.
Lors de son itinéraire classique pour la gauche, entre la Piazza della Repubblica, les forums impériaux et Piazza Venezia, le défilé a été silencieux, digne, applaudi par de nombreux passants. Il comptait dans ses rangs toutes les générations, des personnes âgées, le drapeau arc-en-ciel avec le mot Pace en châle sur les épaules, des parents poussant des enfants dans leurs poussettes, des jeunes à vélo. Beaucoup portaient, en bandoulière, la première page du Manifesto de samedi au titre orange vif : "Ensemble". La rédaction du journal a défilé en tête du cortège derrière le mot d'ordre "Libérons la paix", réclamant la liberté pour les otages et la population irakienne.
Bien qu'âgés, les parents de la journaliste, Franco et Antonietta Sgrena, étaient venus de leur village du Piémont, dans le nord-ouest de l'Italie, pour marcher aux côtés de Pier Scolari, le compagnon de leur fille. "Je n'ai pas entendu un seul slogan hostile au gouvernement Berlusconi", a déclaré M. Scolari. "Certes, beaucoup de personnes ici sont contre la politique de Berlusconi mais ils étaient là pour la libération de Giuliana. Même si nombre d'entre eux ne la connaissaient pas il y a quinze jours." Franco Sgrena a lancé un nouvel appel en faveur de la libération de sa fille, rappelant qu'elle avait toujours été contre la guerre.
Simona Torretta, une des deux volontaires italiennes retenues en otages durant trois semaines en septembre dernier en Irak, a souligné que la journaliste avait toujours décrit la réalité de ce pays. "Nous continuons à demander la liberté pour le peuple italien", a-t-elle dit.
Antoine de Gaudemar, directeur de la rédaction de Libération, s'est dit impressionné "par la dignité et l'ampleur" du cortège. "Il était très important pour Libération d'être présent dans la foule romaine. C'est un signe de la solidarité et du soutien mutuel entre les deux journaux dans l'épreuve qu'ils traversent", a-t-il ajouté.
L'Italie a soutenu l'intervention américaine en Irak et a envoyé un contingent de 3.000 hommes dans le sud de ce pays en juin 2003.

Retour en haut de page / Back to top of this page 19 février, 15h10 - AFP

Forte participation à la manifestation pour libérer Giuliana Sgrena
Cent mille personnes se sont rassemblées samedi à Rome pour manifester, à l'appel du quotidien de gauche Il Manifesto, en faveur de la paix en Irak et pour la libération de la journaliste italienne Giuliana Sgrena et de toutes les personnes retenues en otage dans ce pays.
Les manifestants ont commencé à se rassembler en début d'après-midi Piazza della Repubblica. "Le cortège est en train de s'organiser et partira avec un petit peu de retard sur l'horaire prévu" de 13h00 GMT, a déclaré à l'AFP le rédacteur en chef des pages reportage, Loris Campetti, en raison de l'affluence. "La foule des manifestants est importante, les gens sont regroupés de la gare centrale de Termini jusqu'à la Piazza della Repubblica, point de ralliement", a-t-il ajouté. Les associations pacifistes, religieuses ou féministes attendent sur le parcours, via Cavour, pour prendre leur place dans le cortège où elles précéderont les syndicats et formations politiques de gauche.
Toute la rédaction d'Il Manifesto, journal créé par des intellectuels de gauche ayant pris leur distance avec le parti communiste, est en tête du défilé derrière le slogan "Libérons la paix". Il Manifesto a titré samedi sa une du mot "Ensemble" à côté d'une photo de sa journaliste Giuliana Sgrena, 56 ans, enlevée le 4 février à Bagdad Bien qu'âgés, les parents de Mme Sgrena, Franco et Antonietta, sont venus de leur village du Piémont (nord-ouest) pour être en tête de la manifestation avec Pier Scolari, le compagnon de la journaliste. "Aujourd'hui, nous sommes optimistes", a déclaré M. Sgrena face à l'ampleur de la mobilisation. "Nous voulons dire à notre fille: sois forte", a-t-il ajouté. Pour sa part, Pier Scolari a réalisé une cassette sur le travail de sa compagne en Irak, en particulier ses reportages et ses photos sur les enfants souffrant de la guerre, dont des extraits seront diffusés par la télévision arabe Al-Jazira.
Sur le plan politique, la manifestation a reçu l'appui de l'opposition de centre-gauche. Son chef Romano Prodi s'est fait "un devoir" d'être présent à un rassemblement qu'il juge être "un témoignage de la solidarité de tout le peuple italien" avec la journaliste.
La manifestation est également en faveur de Florence Aubenas, journaliste du quotidien français Libération, et de son guide-interprête, Hussein Hanoun, disparus depuis le 5 janvier. Le journal parisien est représenté à ce défilé par son chef de rédaction Antoine de Gaudemar.
Les partis au pouvoir dans la coalition de Silvio Berlusconi ne se sont pas associés à la protestation. Ignazio La Russa, dirigeant d'Alliance nationale (AN, droite) a jugé qu'il serait "hypocrite" pour lui d'aller à une manifestation "contre les Etats-Unis et pour Saddam Hussein". Le gouvernement de M. Berlusconi a soutenu l'intervention américaine en Irak et envoyé un contingent de 3.000 hommes pour une mission de "maintien de la paix" dans le sud du pays, à Nassiriyah, depuis juin 2003.
Après avoir longé le Colisée et parcouru les forums impériaux, la manifestation devait s'achever par un concert au Circo Massimo, le cirque où avaient lieu des courses de chars dans la Rome antique. Il Manifesto tablait samedi sur une participation de 200.000 personnes et une estimation globale des manifestants était attendue à l'issue du parcours.
NDA: A noter qu'au même moment (16h30) le site russe Iraq War affichait une dépêche d'AFP Rome qui parlait de 500.000 manifestants (dépêche -en anglais- ici).

Retour en haut de page / Back to top of this page 16 février, 13h54 - AFP

Rome vote sur sa mission en Irak, Giuliana Sgrena supplie pour son retrait par Ljubomir Milsain.
La journaliste italienne Giuliana Sgrena, enlevée il y a deux semaines à Bagdad, a demandé en larmes le retrait des troupes italiennes dans une vidéo transmise mercredi, jour d'un vote au Parlement sur la poursuite de la mission militaire italienne en Irak.
"Retirez-vous d'Irak, ce peuple ne doit plus souffrir. Personne ne doit plus venir en Irak. Faites quelque chose pour moi, faites pression sur le gouvernement pour qu'il retire les troupes. Ma vie dépend de vous", a-t-elle lancé dans cette vidéo de plusieurs minutes retransmises par toutes les télévisions italiennes.
Giuliana Sgrena, 56 ans, a été enlevée le 4 février à Bagdad. Elle est apparue très éprouvée et a parlé d'une voix brisée par les larmes, le visage amaigri et les mains jointes en une sorte de prière. Cette vidéo, remise par un inconnu au bureau de l'agence américaine Associated Press Television Network (APTN) à Bagdad, représente les premières images de la journaliste depuis son enlèvement. Son compagnon, Pierre Scolari, auquel Giuliana Sgrena s'adresse dans ce message, a aussitôt lancé "un appel au peuple italien à sauver le peuple irakien". "J'ai peur que cela se termine mal", a cependant confié, très inquiet, le père de la journaliste, Franco Sgrena. "Nous sommes contents de voir que Giuliana est en vie, mais il ne faut pas rêver sur le retrait des troupes. Nous avons les mains liées", a pour sa part commenté son frère Ivan.
L'appel de la journaliste intervient alors que le Sénat italien doit se prononcer dans le courant de la journée sur le financement de la poursuite de la mission militaire en Irak jusqu'au 30 juin. Le gouvernement de centre droit de Silvio Berlusconi, un des alliés les plus fidèles du président américain George W. Bush, a déployé quelque 3.000 soldats en Irak, une décision que l'opposition de centre gauche à toujours dénoncé.
"La mission en Irak continue", a affirmé mardi soir Silvio Berlusconi lors du débat au Sénat. "Abandonner maintenant l'Irak serait une trahison des espoirs de démocratie des Irakiens", a-t-il expliqué. "Face à la vidéo dramatique de la pauvre journaliste enlevée et au chantage lancé de cette manière par les terroristes, il est encore plus évident que le vote d'aujourd'hui sur le refinancement de la mission de paix en Irak acquiert une valeur, non seulement pour garantir la démocratisation de l'Irak, mais aussi pour lutter contre le terrorisme islamiste", a jugé mercredi Roberto Calderoli, ministre des Réformes.
L'opposition de centre gauche, guidée par l'ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, a décidé mardi, après des débats houleux, de voter mercredi contre le prolongement de la mission militaire en Irak. M. Berlusconi, conscient des divisions au sein de l'opposition, a lancé mardi soir un appel aux députés modérés de l'opposition afin qu'ils "aient le courage de voter oui au prolongement de la mission".
La coalition au pouvoir en Italie est largement majoritaire au Sénat et à la Chambre des députés. Il Manifesto, journal indépendant de gauche où travaille Giuliana Sgrena, a toujours été résolument opposé à l'intervention militaire en Irak et à la présence des troupes italiennes dans ce pays.
Les dirigeants des communistes italiens de PDCI et du PRC, Oliviero Diliberto et Fausto Bertinotti, ont immédiatement réagi à l'appel de Giuliana Sgrena, réclamant avec force l'exigence du retrait militaire d'Irak.
Une grande manifestation nationale pour la libération de Giuliana Sgrena est prévue à Rome le samedi 19 février. Les manifestants réclameront également celle de Florence Aubenas, la journaliste du quotidien français Libération, disparue en Irak depuis le 5 janvier.

Retour en haut de page / Back to top of this page 16 février, 12h16 - AFP

L'otage italienne demande en larmes le retrait des troupes
La journaliste italienne Giuliana Sgrena, enlevée il y a deux semaines en Irak, a demandé en larmes le retrait des troupes italiennes d'Irak dans une vidéo transmise mercredi par les chaînes de télévision italiennes. "Retirez-vous d'Irak, ce peuple ne doit plus souffrir", a-t-elle lancé dans une supplique adressée à son compagnon Pierre Scolari. "Aidez-moi, faites quelque chose pour moi, Pierre fait quelque chose", a-t-elle ajouté au cours de cette séquence vidéo poignante qui dure plusieurs minutes.
Giuliana Sgrena, 56 ans, a été enlevé le 4 février à Bagdad.

Retour en haut de page / Back to top of this page 15 février, 08h59 - AFP

A Paris, la chanson française, francophone ou arabe s'est réunie lundi soir à l'Olympia, pour un concert de soutien à la journaliste Florence Aubenas et à son guide Hussein Hanoun disparus le 5 janvier à Bagdad.
Le concert, avec la participation de Charles Aznavour, Patrick Bruel, Bernard Lavilliers, Alain Souchon et Cheb Mami, était également dédié à la journaliste italienne Giuliana Sgrena, envoyée spéciale du journal Il Manifesto en Irak, enlevée le 4 février.

Retour en haut de page / Back to top of this page 13 février, 17h45 - AFP

Au Vatican, le pape Jean Paul II a lancé dimanche un appel pour la libération de la journaliste italienne Giuliana Sgrena et pour toutes les personnes enlevées en Irak.
Giuliana Sgrena, envoyée spéciale du quotidien italien Il Manifesto, a été enlevée le 4 février dernier à Bagdad.

Retour en haut de page / Back to top of this page 11 février, 20h21 - AFP

(...) De son côté, l'imam de la grande mosquée de Rome, Mahmoud Ahmed Shewmita, a lancé vendredi un appel pour la libération de Giuliana Sgrena, l'envoyée spéciale du quotidien italien Il Manifesto enlevée le 4 février à Bagdad.

Retour en haut de page / Back to top of this page 10 février, 20h48 - AFP

Otage italienne: un groupe donne 48h à Rome pour annoncer un retrait d'Irak
Un groupe extrémiste qui avait menacé de tuer une Italienne enlevée en Irak a conditionné toute information sur le sort de l'otage à une annonce dans les "48 heures" par Rome d'un retrait de ses troupes d'Irak. "Nous donnons au gouvernement italien 48 heures pour annoncer un retrait d'Irak, c'est notre condition pour informer sur le sort de la journaliste italienne nommée Giuliana Sgrena", affirme l'Organisation du Jihad dans un communiqué publié par un site islamiste.
Des communiqués publiés au nom de plusieurs groupes ont revendiqué l'enlèvement le 4 février de la journaliste italienne en plein Bagdad, l'un des mouvements affirmant même l'avoir exécuté. "Les moujahidine (combattants) adressent un nouveau message au gouvernement italien pour lui dire que garder des forces italiennes sur la Terre des deux rivières mènera à une guerre sanglante", ajoute le communiqué dont l'authenticité ne peut être vérifiée. "Le criminel (Premier ministre italien Silvio) Berlusconi et son gouvernement ne seront pas rassurés tant qu'un seul soldat italien restera sur la Terre des deux rivières", indique le texte.
Ce même groupe avait annoncé le 7 février qu'il relâcherait l'otage italienne "dans les prochains jours", après avoir menacé de la tuer si Rome ne retirait pas ses troupes d'Irak avant le 7 février.

Retour en haut de page / Back to top of this page 9 février, 17h10 - AFP

(...), un "optimisme prudent" a accueilli mercredi l'annonce que la journaliste italienne Giuliana Sgrena, 56 ans, enlevée vendredi dernier en Irak, "a été vue et se porte bien" après la fausse annonce la veille de son assassinat.
"Une personne a pu voir Giuliana par deux fois, d'abord lundi, puis mardi matin, et a indiqué qu'elle se porte bien", a écrit son journal, Il Manifesto.

Retour en haut de page / Back to top of this page 9 février, 13h02 - AFP

Optimisme prudent sur le sort de la journaliste italienne enlevée en Irak, par Ljubomir Milasin.
Un "optimisme prudent" a accueilli mercredi l'annonce que la journaliste italienne Giuliana Sgrena, 56 ans, enlevée en Irak il y a cinq jours, "a été vue et se porte bien" après l'annonce la veille de son exécution. "Nous nourrissons à l'heure actuelle un optimisme prudent", a déclaré Francesco Paterno, directeur éditorial du journal Il Manifesto dont elle est l'envoyée spéciale. "Il semble que le lieu où elle est détenue ait été identifié et maintenant il ne nous reste qu'à patienter", a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision Sky 24.
Le responsable du journal d'opposition a par ailleurs rendu hommage au gouvernement de Silvio Berlusconi, affirmant que les autorités ont fait leur possible dès l'annonce de l'enlèvement de la journaliste.
Il Manifesto, un journal de gauche indépendant, a systématiquement attaqué la politique de M. Berlusconi en Irak où le gouvernement italien, un des plus fidèles alliés de l'administration américaine, a déployé 3.000 soldats.
"Nous sommes certains qu'elle est en vie. Piero, le compagnon de Giuliana nous l'a confirmé", a déclaré mercredi à la presse Franco Sgrena, le père de la journaliste. "Il nous a dit que, selon des sources crédibles, Giuliana est en vie et va bien. Ce sont des informations qui doivent être vérifiées mais qui nous encouragent. Nous savons qu'il faudra du temps, mais nous savons attendre et nous sommes optimistes", a ajouté M. Sgrena. "Une personne a pu voir Giuliana par deux fois, d'abord lundi, puis mardi matin, et a indiqué qu'elle se porte bien", a pour sa part annoncé Il Manifesto dans son édition de mercredi. "Rien n'autorise à parler de négociations ni de médiation déjà en cours", a insisté le quotidien. Toutefois, "un canal de médiation est expérimenté", selon une source anonyme proche des services de renseignements italiens citée par le journal.
"Heures cruciales pour la libération de la journaliste italienne", écrit pour sa part La Stampa, le journal du groupe Fiat. "Elle a été vue en vie et ses amis n'attendront pas longtemps", poursuit le journal citant des "sources crédibles". "L'attente se poursuit au milieu de rumeurs incontrôlées (...) mais les prochaines heures pourraient être vraiment décisives pour la fin de l'enlèvement de Giuliana Sgrena", assure le journal.
Des revendications contradictoires sont apparues sur des sites internet islamistes depuis l'enlèvement de Giuliana Sgrena. L'avant-dernière lundi annonçait une libération prochaine. La dernière, mardi, émanait d'un groupe se baptisant "Les Brigades des Moujahidine en Irak" et annonçait l'éxécution de la journaliste. Elle a été jugée "peu fiable" par Il Manifesto.
Le ministère des Affaires étrangères refuse de commenter les divers messages transmis via des sites internet ces derniers jours, car ils ne sont pas jugés crédibles.
L'Italie avait adopté la même position, ne faire aucun commentaire, quand elle avait mené les négociations en septembre dernier pour obtenir la libération des deux volontaires d'une organisation humanitaire, Simona Torretta et Simona Pari, enlevées à Bagdad et relâchées après trois semaines de détention.

Retour en haut de page / Back to top of this page 9 février, 13h02 - AFP

Optimisme prudent sur le sort de la journaliste italienne enlevée en Irak, par Ljubomir Milasin.
Un "optimisme prudent" a accueilli mercredi l'annonce que la journaliste italienne Giuliana Sgrena, 56 ans, enlevée en Irak il y a cinq jours, "a été vue et se porte bien" après l'annonce la veille de son exécution.
"Nous nourrissons à l'heure actuelle un optimisme prudent", a déclaré Francesco Paterno, directeur éditorial du journal Il Manifesto dont elle est l'envoyée spéciale.
"Il semble que le lieu où elle est détenue ait été identifié et maintenant il ne nous reste qu'à patienter", a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision Sky 24.
Le responsable du journal d'opposition a par ailleurs rendu hommage au gouvernement de Silvio Berlusconi, affirmant que les autorités ont fait leur possible dès l'annonce de l'enlèvement de la journaliste. Il Manifesto, un journal de gauche indépendant, a systématiquement attaqué la politique de M. Berlusconi en Irak où le gouvernement italien, un des plus fidèles alliés de l'administration américaine, a déployé 3.000 soldats. "Nous sommes certains qu'elle est en vie. Piero, le compagnon de Giuliana nous l'a confirmé", a déclaré mercredi à la presse Franco Sgrena, le père de la journaliste.
"Il nous a dit que, selon des sources crédibles, Giuliana est en vie et va bien. Ce sont des informations qui doivent être vérifiées mais qui nous encouragent. Nous savons qu'il faudra du temps, mais nous savons attendre et nous sommes optimistes", a ajouté M. Sgrena.
"Une personne a pu voir Giuliana par deux fois, d'abord lundi, puis mardi matin, et a indiqué qu'elle se porte bien", a pour sa part annoncé Il Manifesto dans son édition de mercredi. "Rien n'autorise à parler de négociations ni de médiation déjà en cours", a insisté le quotidien. Toutefois, "un canal de médiation est expérimenté", selon une source anonyme proche des services de renseignements italiens citée par le journal.
"Heures cruciales pour la libération de la journaliste italienne", écrit pour sa part La Stampa, le journal du groupe Fiat. "Elle a été vue en vie et ses amis n'attendront pas longtemps", poursuit le journal citant des "sources crédibles". "L'attente se poursuit au milieu de rumeurs incontrôlées (...) mais les prochaines heures pourraient être vraiment décisives pour la fin de l'enlèvement de Giuliana Sgrena", assure le journal.
Des revendications contradictoires sont apparues sur des sites internet islamistes depuis l'enlèvement de Giuliana Sgrena. L'avant-dernière lundi annonçait une libération prochaine. La dernière, mardi, émanait d'un groupe se baptisant "Les Brigades des Moujahidine en Irak" et annonçait l'éxécution de la journaliste. Elle a été jugée "peu fiable" par Il Manifesto.
Le ministère des Affaires étrangères refuse de commenter les divers messages transmis via des sites internet ces derniers jours, car ils ne sont pas jugés crédibles. L'Italie avait adopté la même position, ne faire aucun commentaire, quand elle avait mené les négociations en septembre dernier pour obtenir la libération des deux volontaires d'une organisation humanitaire, Simona Torretta et Simona Pari, enlevées à Bagdad et relâchées après trois semaines de détention.

Retour en haut de page / Back to top of this page 9 février, 10h08 - AFP

La journaliste Giuliana Sgrena "a été vue et se porte bien" (Manifesto)
La journaliste italienne Giuliana Sgrena, enlevée vendredi dernier à Bagdad, "a été vue et se porte bien", affirme mercredi le quotidien Il Manifesto dont elle est l'envoyée spéciale en Irak. "Une personne a pu voir Giuliana par deux fois, d'abord lundi, puis mardi matin, et a indiqué qu'elle se porte bien", écrit le journal indépendant de gauche sous la plume d'Alessandro Mantovani sans plus de précision sur la nature de ce contact non identifié. "Rien n'autorise à parler de négociations ni de médiation déjà en cours", poursuit Il Manifesto. Toutefois, "un canal de médiation est expérimenté", selon une source anonyme proche des services de renseignements italiens citée par le journal.
La "prison" de l'envoyée spéciale du Manifesto "a été localisée depuis trois jours dans une zone, hors de Bagdad, aux mains de la résistance sunnite", précise encore le quotidien.
Des revendications contradictoires sont apparues sur des sites internet islamistes depuis l'enlèvement de Giuliana Sgrena, 56 ans. L'avant dernière en date annoncait une libération prochaine. La dernière mardi, émanait d'un groupe se baptisant "Les Brigades des Moujahidine en Irak", qui annonçait l'éxécution de la journaliste. Elle a été jugée "peu fiable" par Il Manifesto.
Le ministère des Affaires étrangères refuse quant à lui de commenter les messages de types divers transmis via des sites internet ces derniers jours car ils ne sont pas jugés crédibles. L'Italie avait adopté exactement la même position, ne faire aucun commentaire, quand elle avait mené les négociations en septembre dernier pour obtenir la libération des deux volontaires d'une organisation humanitaire, Simona Torretta et Simona Pari, enlevées à Bagdad et relâchées après trois semaines de détention en septembre dernier.
Enfin, le Manifesto fait diffuser depuis mardi sur des chaînes de télévision arabes une vidéo expliquant le travail de sa journaliste ses articles, ses livres, les pays où elle a été, notamment en Afghanistan, en Irak et en Algérie, et parle de l'engagement du Manifesto, hostile à la guerre en Irak.

Retour en haut de page / Back to top of this page 8 février, 08h34 - AFP

(...) Un groupe extrémiste qui avait menacé de tuer l'envoyée spéciale du quotidien indépendant de gauche italien Il Manifesto retenue en otages si Rome ne retirait pas ses troupes de ce pays avant lundi soir a indiqué dans un nouveau communiqué publié sur internet qu'il la relâcherait "dans les prochains jours". "Après que le comité religieux de l'Organisation du jihad eut enquêté sur Giuliana Sgrena, il a été établi de façon certaine que la captive italienne n'espionnait pas pour le compte des infidèles du pays du Rafidaïn (Mésopotamie)", indique le communiqué. "En réponse à l'appel du Comité des oulémas (plus important organisme religieux sunnite d'Irak), nous, membres de l'Organisation du jihad, allons relâcher la captive italienne dans les prochains jours", ajoute le communiqué, dont l'authenticité ne peut cependant être vérifiée.
La France a demandé la libération "immédiate" de la journaliste italienne. Le Quai d'Orsay a rappelé que "la France reste naturellement mobilisée pour retrouver Florence Aubenas (journaliste du quotidien de gauche Libération) et son accompagnateur (irakien), Hussein Hannoun", disparus le 5 janvier.

Retour en haut de page / Back to top of this page 7 février, 20h12 - AFP

L'otage italienne en Irak sera libérée "dans les prochains jours" (site)
Un groupe extrémiste qui avait menacé de tuer une journaliste italienne retenue en otage en Irak si Rome ne retirait pas ses troupes de ce pays avant lundi soir a indiqué dans un nouveau communiqué publié sur internet qu'il la relâcherait "dans les prochains jours".
"Après que le comité religieux de l'Organisation du jihad eut enquêté sur Giuliana Sgrena, il a été établi de façon certaine que la captive italienne n'espionnait pas pour le compte des infidèles du pays du Rafidaïn (Mésopotamie)", indique le communiqué, publié lundi soir, en référence à la Force multinationale de la coalition emmenée par les Etats-Unis en Irak. "Et en réponse à l'appel du Comité des oulémas (plus important organisme religieux sunnite d'Irak), nous, membres de l'Organisation du jihad, allons relâcher la captive italienne dans les prochains jours", indique le communiqué, dont l'authenticité ne peut cependant être vérifiée.
Ce communiqué a été publié à la suite d'un autre texte également publié sur internet et attribué au même groupe. Ce communiqué indiquait que le sort de l'otage devait être fixé de façon imminente.

Retour en haut de page / Back to top of this page 7 février, 17h18 - AFP

(...) Parallèlement aux attentats, les groupes islamistes font monter la tension avec les enlèvements. Un groupe, qui se présente comme l'auteur du rapt de la journaliste italienne Giuliana Sgrena, a proféré des menaces à son encontre si l'Italie ne retirait pas ses troupes d'Irak avant lundi soir. "Nous poursuivons l'interrogatoire de l'otage et notre commission de la charia (loi islamique) rendra son verdict prochainement", lit-on dans le communiqué signé de "l'Organisation du jihad", présenté comme le dernier message de ce groupe au gouvernement italien. Un autre texte daté du 5 février menaçait de tuer l'otage si Rome n'annnonçait pas le retrait de ses 3.000 soldats d'ici à lundi soir.
Aucun groupe n'a revendiqué l'enlèvement dimanche de quatre ingénieurs égyptiens à Bagdad.
La Ligue arabe et la chaîne de télévision Al-Jazira ont appelé lundi à la libération des journalistes italienne Giuliana Sgrena, et française Florence Aubenas, dont on est sans nouvelles depuis sa disparition le 5 janvier.
La France a demandé la libération "immédiate" de la journaliste italienne. Le Quai d'Orsay rappelle que "la France reste naturellement mobilisée pour retrouver Florence Aubenas et son accompagnateur (irakien), Hussein Hannoun".

Retour en haut de page / Back to top of this page 7 février, 09h56 - AFP

Effrayés et paralysés, les journalistes étrangers déterminés à rester, par Salwan Binni.
L'enlèvement de la journaliste italienne Giuliana Sgrena a créé un nouveau choc parmi les journalistes étrangers en Irak qui demeurent pourtant déterminés à rester malgré leur appréhension et les restrictions drastiques sur leurs mouvements.
"Nous avons peur de sortir, non par crainte des bombes mais parce que nous ne savons plus à qui nous fier", explique Luc Walpot, chef du bureau de la chaîne allemande ZDF à Bagdad. Près de deux ans après la chute du régime de Saddam Hussein, il est impossible de connaître les quartiers sûrs. "Sous l'ancien régime, nous pouvions circuler presque partout. Maintenant, nous sommes confinés au bureau et dans quelques endroits de Bagdad. Le reste nous est interdit", ajoute ce journaliste qui doit quitter le pays dans deux semaines.
Certains correspondants, envoyés pour les élections du 30 janvier, comptent les jours pour partir. "Bien que je sois reçue chaleureusement quand les gens savent que je suis Allemande, je suis effrayée et ne quitte plus l'hôtel", confie Christine Buck du quotidien allemand Die Welt. Mais ce sentiment n'est pas partagé.
"J'ai l'impression de ne pas être la bienvenue", estime Barbara Schiavulli, journaliste italienne indépendante qui partageait la chambre de Mme Sgrena. Face à ce qu'elle considère comme une xénophobie ambiante, elle espère que les Irakiens comprendront que la réelle raison de la présence de journalistes étrangers est de décrire la vie quotidienne des habitants et non de glorifier les troupes étrangères. "Notre boulot c'est de couvrir les évènements heureux ou tristes. Nous sommes ici pour raconter la souffrance des Irakiens, pour écrire des histoires et non pour être un acteur de l'histoire", explique Mme Schiavulli.
Vendredi, Giuliana Sgrena, envoyée spéciale du quotidien de gauche Il Manifesto a été enlevée après un reportage sur les réfugiés de Falloujah, installés sous des tentes près d'une mosquée dans l'université de Bagdad.
Un groupe armé islamiste a revendiqué le rapt et menacé de la tuer si les 3.000 soldats italiens ne se retiraient pas d'Irak. Les collègues de la journaliste doutent que leur pays cède aux menaces. "Je ne crois pas que le rapt de Giuliana modifiera la politique de Rome. Même la gauche, mouvance à laquelle appartient le quotidien de Giulana, refuse l'intimidation", explique Roberto DiCaro, de l'hebdomadaire Espresso. Pour lui, les ravisseurs ont voulu se venger du camouflet subi avec la forte participation des Irakiens aux élections. "Les élections ont été une défaite politique pour l'insurrection et ils ont kidnappé Giuliana pour se venger des médias qui ont montré ce qui s'était passé", ajoute M. DiCaro.
Certains journalistes changent leur apparence. "Tant que je suis ici, je garde ma moustache et me cache le visage avec une keffieh quand je sors avec un chauffeur", confie Luciano Gulli, d'Il Giornale. Pour réduire les risques, d'autres médias s'appuient sur leur personnel local. "Depuis avril, quand les terroristes ont commencé la chasse aux journalistes, nous nous remettons entièrement aux cameramen locaux", reconnaît Fabio Chivcconi, de la RAI2 TV.
Le camp abritant les réfugiés de Falloujah est devenu une "zone rouge". Il y a deux semaines, un reporter occidental a échappé miraculeusement à un rapt après un reportage à cet endroit et, le 5 janvier, la journaliste française Florence Aubenas a disparu avec son traducteur Hussein Hannoun, après s'y être rendue.
Franco Pagetti, photographe italien travaillant pour l'hebdomdaire américain Time magazine, était vendredi avec Mme Sgrena mais il a décliné le déjeuner offert sur place car ses gardes irakiens lui ont conseillé de quitter les lieux. "Chacun était gentil avec moi. J'ai été ici plusieurs fois et je connais le cheikh qui est très hospitalier. Je ne sais pas ce qui est arrivé à Giuliana", dit-il.

Retour en haut de page / Back to top of this page 7 février, 08h52 - AFP

Le sort de l'otage italienne sera décidé "dans un avenir imminent" (ravisseurs)
Les ravisseurs de la journaliste italienne Giuliana Sgrena, qu'ils ont menacée de tuer si Rome ne retire pas ses troupes d'Irak avant lundi soir, ont indiqué que le sort de leur otage serait décidé dans "un avenir imminent", dans un communiqué mis en ligne lundi. "Nous poursuivons l'interrogatoire de l'otage et notre commission de la Charia (loi islamique) rendra son verdict prochainement", lit-on dans le communiqué signé de "l'Organisation du Jihad" et présenté comme le dernier message de ce groupe au gouvernement italien.
"Nous ferons savoir son sort dans un avenir imminent", ajoute le texte, dont l'authenticité ne peut être établie.
L'auteur du texte, "l'Organisation du Jihad", s'est attribué de précédents communiqués relatifs au rapt de la journaliste italienne et mis en ligne vendredi et dimanche au nom respectivement de "l'Organisation du jihad islamique" et de "l'Organisation du Jihad au Pays du Rafidaïn (Mésopotamie)".
Le groupe affirme que le nouveau texte "est un dernier message adressé au gouvernement italien et à sa tête le Premier ministre italien (pour leur signifier) qu'il n'y aura point de sécurité ou de stabilité tant qu'un seul soldat italien reste sur le sol d'Irak". Il invite le Comité des oulémas d'Irak, principale organisation religieuse sunnite du pays, qui avait offert dans le passé ses bons offices pour la libération d'otages en Irak, "à la prudence dans ses appels à la libération de l'otage italienne".
Un communiqué daté du samedi 5 février, et mis en ligne dimanche au nom de "l'Organisation du Jihad au Pays du Rafidaïn (Mésopotamie)", a revendiqué le rapt et menacé d'exécuter la journaliste si Rome n'annnonce pas le retrait de ses troupes d'Irak d'ici lundi soir. "Nous, à l'Organisation du Jihad au pays du Rafidaïn, annonçons que l'application du verdict divin contre l'otage italienne Giuliana Sgrena interviendra dans 48 heures si le gouvernement italien, avec à sa tête le criminel (Silvio) Berlusconi n'annonce pas son retrait d'Irak", selon ce dernier communiqué.
Un premier communiqué mis sur l'internet vendredi, quelques heures après l'enlèvement de Giuliana Sgrena, a revendiqué au nom de "l'Organisation du jihad islamique" le rapt de la journaliste. Il avait sommé Rome de retirer ses quelque 3.000 soldats d'Irak dans un délai de 72 heures, expirant également lundi, mais sans formuler de menace précise concernant l'otage.

Retour en haut de page / Back to top of this page 6 février, 12h55 - AFP

Journaliste enlevée: bataille entre interventionnistes et pacifistes, par Christian Spillmann.
L'enlèvement à Bagdad de Giuliana Sgrena, 56 ans, journaliste du quotidien de gauche Il Manifesto, a rallumé en Italie la bataille entre la droite interventionniste et les pacifistes, divisés sur l'opération militaire en Irak et sur l'opposition irakienne.
Un groupe islamiste se présentant comme "l'Organisation du Jihad au Pays du Rafidaïn (Mésopotamie)", inconnu jusqu'ici, a revendiqué le rapt de la journaliste et menacé de l'exécuter si Rome n'annonce pas le retrait de ses troupes d'Irak d'ici lundi soir. "Il faut le dire clairement. Ceux qui l'ont prise sont des terroristes, des criminels", a affirmé samedi soir Gianni De Michelis, dirigeant du Nouveau Parti Socialiste, allié politique du gouvernement de Silvio Berlusconi. "Arrêtez de dire que ce sont des résistants, des partisans, parce que c'est faux", a-t-il lancé à l'adresse de l'opposition.
Le gouvernement italien a envoyé un contingent de 3.000 militaires en Irak pour "une mission de paix". L'opposition a organisé plusieurs manifestations pour réclamer au contraire le retour des troupes en Italie.
Dès le début de l'intervention militaire américaine, le débat a fait rage en Italie sur la qualification de l'opposition irakienne. La journaliste vedette de la RAI, Lilli Gruber, élue ensuite au Parlement européen, s'est ainsi faite durement reprendre par Franco Frattini, alors chef de la diplomatie, pour avoir parlé de "résistance".
Pour le gouvernement, tous les Irakiens qui ont pris les armes contre les troupes de la coalition, dont fait partie l'Italie, sont des "terroristes". "Ils en ont donné la preuve en enlevant Mme Sgrena, une journaliste d'un titre qui montre une sympathie pour certaines de leurs positions", a souligné M. De Michelis, ancien ministre des Affaires étrangères écouté par M. Berlusconi sur le Proche Orient.
De l'autre côté de l'échiquier politique, de graves accusations sont portées par les représentants des mouvements pacifistes contre le gouvernement irakien et ses tuteurs américains. Giuliana Sgrena, comme la journaliste française de Libération, Florence Aubenas, "ont décrit les violences et les tortures pratiquées par les forces d'occupation et cherchaient à enquêter sur ce qui s'est passé à Fallujah", a affirmé samedi soir Vittorio Agnoletto, député européen du groupe de la Gauche unie. "On peut donc se demander si l'enlèvement de Giuliana est une coïncidence", a-t-il conclu. Un responsable de la gauche anarchiste et pacifiste, Francesco Caruso, lui, accuse. "Giuliana Sgrena avait rendez-vous avec les déplacés de Fallujah hébergés dans une mosquée sunnite de Bagdad. Maintenant c'est clair: qui veut parler du siège et du massacre de Fallujah a des problèmes", a-t-il déclaré.
Le patron de Refondation communiste, Fausto Bertinotti, a demandé dimanche au gouvernement de "créer un climat politique qui permette de faire passer un langage différent de celui favorable à la guerre", dans une interview au "Corriere della Sera". Mais il a annoncé la volonté de l'opposition de voter au Parlement contre de nouveaux crédits pour la poursuite de la présence militaire italienne en Irak. "Nous ne changeons pas d'opinion sur la guerre, que nous continuons à juger illégitime", a confirmé dimanche Francesco Rutelli, un des dirigeants du centre-gauche, au quotidien pro-gouvernemental "Il Giornale".

Retour en haut de page / Back to top of this page 9 février, 10h08 - AFP

La journaliste Giuliana Sgrena "a été vue et se porte bien" (Manifesto)
La journaliste italienne Giuliana Sgrena, enlevée vendredi dernier à Bagdad, "a été vue et se porte bien", affirme mercredi le quotidien Il Manifesto dont elle est l'envoyée spéciale en Irak.
"Une personne a pu voir Giuliana par deux fois, d'abord lundi, puis mardi matin, et a indiqué qu'elle se porte bien", écrit le journal indépendant de gauche sous la plume d'Alessandro Mantovani sans plus de précision sur la nature de ce contact non identifié. "Rien n'autorise à parler de négociations ni de médiation déjà en cours", poursuit Il Manifesto. Toutefois, "un canal de médiation est expérimenté", selon une source anonyme proche des services de renseignements italiens citée par le journal. La "prison" de l'envoyée spéciale du Manifesto "a été localisée depuis trois jours dans une zone, hors de Bagdad, aux mains de la résistance sunnite", précise encore le quotidien.
Des revendications contradictoires sont apparues sur des sites internet islamistes depuis l'enlèvement de Giuliana Sgrena, 56 ans. L'avant dernière en date annoncait une libération prochaine. La dernière mardi, émanait d'un groupe se baptisant "Les Brigades des Moujahidine en Irak", qui annonçait l'éxécution de la journaliste. Elle a été jugée "peu fiable" par Il Manifesto.
Le ministère des Affaires étrangères refuse quant à lui de commenter les messages de types divers transmis via des sites internet ces derniers jours car ils ne sont pas jugés crédibles.
L'Italie avait adopté exactement la même position, ne faire aucun commentaire, quand elle avait mené les négociations en septembre dernier pour obtenir la libération des deux volontaires d'une organisation humanitaire, Simona Torretta et Simona Pari, enlevées à Bagdad et relâchées après trois semaines de détention en septembre dernier.
Enfin, le Manifesto fait diffuser depuis mardi sur des chaînes de télévision arabes une vidéo expliquant le travail de sa journaliste ses articles, ses livres, les pays où elle a été, notamment en Afghanistan, en Irak et en Algérie, et parle de l'engagement du Manifesto, hostile à la guerre en Irak.

Retour en haut de page / Back to top of this page 6 février, 09h12 - AFP

Un second groupe inconnu revendique le rapt de l'Italienne, Rome se mobilise
Un second groupe islamiste a revendiqué sur internet l'enlèvement de la journaliste italienne Giuliana Sgrena et menacé de l'exécuter si Rome n'annonce pas le retrait des ses troupes d'Irak d'ici lundi soir, alors que l'Italie se mobilisait dimanche pour la faire libérer.
Inconnue jusqu'ici, "l'Organisation du jihad au pays du Rafidaïn (Mésopotamie)" a revendiqué le rapt de la reporter du Manifesto dans un communiqué daté du 5 février et publié sur internet, indiquant que "l'application du verdict divin contre l'otage (...) interviendra dans 48 heures si le gouvernement italien, avec à sa tête le criminel (Silvio) Berlusconi, n'annonce pas son retrait d'Irak". "Le maintien de votre armée au pays du Rafidaïn aura de sérieuses conséquences. Vous ne bénéficierez pas de la sécurité tant que les musulmans d'Irak n'auront pas vécu dans la sécurité", ajoute le groupe à l'adresse des Italiens.
Un premier groupe armé, "l'Organisation du jihad islamique", avait revendiqué vendredi dans un communiqué sur internet le rapt de la journaliste. Il avait sommé Rome de retirer ses quelque 3.000 soldats d'Irak dans un délai de 72 heures, expirant également lundi, mais sans formuler de menace précise concernant l'otage.
Sans se prononcer sur la nature politique ou crapuleuse de l'enlèvement, des membres des services italiens cités samedi par la presse avaient jugé "peu crédible" cette première revendication.
Le chef de la diplomatie italienne Gianfranco Fini a appelé à la libération de Mme Sgrena, la qualifiant "d'amie du peuple irakien", dans une interview samedi à la chaîne de télévision satellitaire qatariote Al-Jazira. "Le peuple italien dans son ensemble et pas seulement le gouvernement est uni" dans sa volonté de voir libérer la journaliste, a déclaré le ministre. M. Fini, qui est également vice-Premier ministre, a fait appel aux amis de Rome dans le monde arabe afin qu'ils aident à la libération de la journaliste. "Nous pensons que le peuple irakien et les pays arabes doivent aider le gouvernement irakien à mettre fin à la séquestration de Giuliana", a-t-il ajouté.
Al-Jazira doit diffuser dimanche un appel en faveur de la libération de Giuliana Sgrena, a annoncé le directeur du Manifesto. "La vidéo expliquera ce qu'est Il Manifesto, quelle est sa position sur la guerre, ainsi que le travail de la journaliste italienne et ses idées sur le conflit", a indiqué l'agence italienn Ansa, citant Gabriele Polo. Le message sera signé conjointement par la chaîne satellitaire d'information en langue arabe et le quotidien italien, dont la ligne est hostile à l'intervention américaine en Irak et à la présence de troupes italiennes dans ce pays. "Une autre vidéo préparée par Il Manifesto apparaîtra (sur Al-Jazira) pour expliquer plus en détail les positions du journal et de Giuliana Sgrena", selon Ansa.
A Rome, plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi soir, à la lueur de flambeaux et en portant des drapeaux arc-en-ciel de la paix, pour demander sa libération.

Retour en haut de page / Back to top of this page 6 février, 06h54 - AFP

Un deuxième groupe revendique le rapt de Giuliana Sgrena et menace de la tuer (site)
Un groupe islamiste, se présentant comme "l'Organisation du Jihad au Pays du Rafidaïn (Mésopotamie)", inconnu jusqu'ici, a revendiqué le rapt de la journaliste italienne Giuliana Sgrena et menacé de l'exécuter si Rome n'annnonce pas le retrait de ses troupes d'Irak d'ici lundi soir, dans un communiqué mis en ligne sur l'internet. "Nous, à l'Organisation du Jihad au pays du Rafidaïn, annonçons que l'application du verdict divin contre l'otage italienne Giuliana Sgrena interviendra dans 48 heures si le gouvernement italien, avec à sa tête le criminel (Silvio) Berlusconi n'annonce pas son retrait d'Irak", lit-on dans le communiqué, daté de samedi 5 février.
Le texte, dont l'authenticité ne peut être établie, a été mis en ligne samedi soir à l'adresse suivante: (http://www.alm2sda.net/vb/showthread.php?t=7964post28221). (NDE: si ce lien ne fonctionne plus -les revendications des terroristes ne restant que peu de temps en ligne, vous pouvez afficher la revendication en cliquant ici -revendication en arabe).
S'adressant "au peuple italien", le groupe s'élève contre le "gouvernement criminel" de Rome "qui continue à sévir en Irak". "Berlusconi et sa clique, des ennemis de l'islam, sont responsables de (l'effusion du) sang de vos enfants", dit-il. "Le maintien de votre armée au pays du Rafidaïn aura de sérieuses conséquences. Vous ne bénéficierez pas de la sécurité tant que les musulmans d'Irak n'auront pas vécu dans la sécurité", ajoute le groupe à l'adresse des Italiens.
Un premier groupe armé, se faisant appeler "l'Organisation du jihad islamique", avait revendiqué vendredi dans un communiqué qui lui est attribué sur internet le rapt de la journaliste. Il avait sommé Rome de retirer ses quelque 3.000 soldats d'Irak dans un délai de 72 heures, expirant également lundi, mais sans formuler de menace précise concernant l'otage.
Sans se prononcer sur la nature politique ou crapuleuse de l'enlèvement, des membres des services italiens cités samedi par la presse ont jugé "peu crédible" cette première revendication. L'association humanitaire romaine "Un ponte per", dont deux bénévoles avaient été prises en otages en Irak en septembre 2004 et libérées au bout de trois semaines, s'est également montrée sceptique sur cette revendication.
"Il n'y a aucun élément qui puisse faire penser que ce soit vrai et dans notre cas, la revendication (formulée par le même groupe, ndlr) s'était révélée fausse", a déclaré à l'AFP Fabio Alberti, porte-parole de l'association.
Deux communiqués, l'un portant la signature du "Jihad islamique en Irak", l'autre celle de "l'Organisation du jihad", étaient apparus sur internet lors de l'enlèvement des deux Italiennes. Ils avaient été jugés peu crédibles par le gouvernement italien.

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 février, 21h44 - AFP

(...) une mobilisation se poursuivait samedi au lendemain de l'enlèvement d'une journaliste d'Il Manifesto pour laquelle des efforts multiples sont déployés, la chaîne Al-Jazira devant notamment lancer un appel dimanche en faveur de sa libération. "La vidéo (diffusée par Al-Jazira) expliquera ce qu'est Il Manifesto, quelle est sa position sur la guerre, ainsi que le travail de la journaliste italienne et ses idées sur le conflit", a annoncé le directeur du quotidien, Gabriele Polo.
Le secrétaire d'Etat italien aux Affaires étrangères Alfredo Mantica a sollicité samedi l'aide du Koweit pour obtenir la libération de la journaliste enlevée, Giuliana Sgrena. A Rome plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi soir, à la lueur de flambeaux et en portant des drapeaux arc-en-ciel de la paix, pour demander sa libération.

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 février, 17h13 - AFP

(...) L'Organisation du jihad islamique, qui a revendiqué sur internet le rapt vendredi de la journaliste italienne Giuliana Sgrena à Bagdad, a sommé l'Italie de retirer ses quelque 3.000 soldats de ce pays sous 72 heures.
"Nous donnons au gouvernement italien 72 heures pour retirer ses soldats d'Irak, sinon nous aurons d'autres messages à vous communiquer dans les prochains jours", dit sans plus de précisions un communiqué du groupe. Mais l'association humanitaire italienne "Un pont pour Bagdad", dont deux bénévoles avaient été kidnappées en septembre 2004, a jugé cette revendication "très peu crédible".
Deux communiqués, l'un du "Jihad islamique en Irak" et l'autre de "l'Organisation du jihad", étaient apparus sur internet lors du rapt des deux Italiennes et avaient été jugés peu crédibles par Rome. Le secrétaire d'Etat italien aux Affaires étrangères Alfredo Mantica, actuellement au Koweït, a sollicité l'aide de ce pays pour obtenir la libération de Mme Sgrena, 56 ans, qui travaille pour le quotidien Il Manifesto, dont la ligne est hostile à l'intervention américaine en Irak et à la présence de troupes italiennes dans ce pays. (...)

Retour en haut de page / Back to top of this page 5 février, 16h23 - AFP

Otage italienne: précisions sur l'enlèvement, prudence sur la revendication, par Cécile Feuillatre.
Les circonstances de l'enlèvement à Bagdad de la journaliste italienne Giuliana Sgrena se précisaient samedi, grâce aux témoignages de son interprète et d'une consoeur, mais la revendication de "l'Organisation du Jihad islamique" était prise avec prudence à Rome. Deux témoins, dont l'un direct, ont vécu l'enlèvement de la journaliste du quotidien indépendant de gauche Il Manifesto.
Giuliana Sgrena, 56 ans, a été enlevée vendredi peu après 13H30 locales, alors qu'elle venait de terminer un reportage sur des réfugiés de Falloujah dans une mosquée située dans l'université de Bagdad.
"Il est évident que les ravisseurs nous attendaient", a témoigné l'interprète de Mme Sgrena, Wael, interrogé par Il Manifesto. "Nous sommes restés trop longtemps sur place (quatre heures) et nous nous sommes sûrement fait remarquer", a-t-il poursuivi. Les ravisseurs étaient au nombre de huit, dans deux véhicules qui attendaient à la sortie de l'université, selon lui. Habillés en civil, à visage découvert, "ils étaient sans aucun doute irakiens", a déclaré le traducteur, qui, immobilisé par les ravisseurs, n'a rien pu faire lorsqu'ils se sont emparés de la journaliste.
Selon Il Manifesto, il est probable que la présence de Giuliana Sgrena avec les réfugiés de Falloujah a été signalée aux ravisseurs par une "taupe" présente sur place alors qu'elle faisait son reportage.
Autre témoin, la journaliste indépendante Barbara Schiavulli, qui partageait la chambre d'hôtel de Mme Sgrena. Samedi matin, Barbara Schiavulli a reçu un bref appel anonyme provenant du téléphone portable de l'otage. Personne n'a parlé, mais on entendait "une musique de fond arabe", a-t-elle raconté à la chaîne d'information continue Sky Italie. La veille, Mme Schiavulli avait entendu l'enlèvement en direct, Giuliana Sgrena l'ayant appelée à ce moment précis. "J'ai seulement entendu des tirs et le bruit d'un objet qui tombait dans l'eau puis la ligne s'est coupée", avait-elle précisé.
Sans se prononcer sur la nature politique ou crapuleuse de l'enlèvement, des membres des services italiens cités samedi par la presse jugeaient en revanche "peu crédible" la revendication formulée vendredi sur l'internet par l'"Organisation du jihad islamique". Ce groupe a sommé Rome de retirer ses quelque 3 000 soldats d'Irak sous 72 heures, sans formuler de menace précise concernant l'otage.
L'association humanitaire romaine "Un ponte per", dont deux bénévoles avaient été prises en otages en Irak en septembre 2004 et libérées au bout de trois semaines, s'est également montrée sceptique sur cette revendication.
"Il n'y a aucun élément qui puisse faire penser que ce soit vrai et dans notre cas, la revendication (formulée par le même groupe, ndlr) s'était révélée fausse", a déclaré à l'AFP Fabio Alberti, porte-parole de l'association. En tout état de cause, la mobilisation pour obtenir la libération de la journaliste a commencé immédiatement après le rapt. Dès vendredi, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a indiqué que "la machine des tractations était lancée" et a réuni plusieurs ministres.
Rome a également sollicité, par l'intermédiaire de son secrétaire d'Etat Alfredo Mantica, l'aide des autorités koweïtiennes.
Par ailleurs, la chaîne de télévision qatariote Al-Jazira doit diffuser dimanche une vidéo expliquant "ce qu'est Il Manifesto, quelle est sa position sur la guerre, ainsi que le travail de la journaliste italienne et ses idées sur le conflit", a annoncé le directeur du journal, Gabriele Polo.
Enfin, le père de Giuliana, Franco Sgrena, a lancé un appel samedi aux ravisseurs. "Ma fille a toujours été contre la guerre et pour la paix. Je fais un appel pour qu'ils la libèrent", a-t-il dit à la presse.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 février, 20h27 - AFP

Un groupe armé revendique le rapt de la journaliste italienne (site)
Un groupe armé, se faisant appeler "l'Organisation du jihad islamique", a revendiqué dans un communiqué qui lui est attribué sur internet le rapt en Irak vendredi de la journaliste italienne Giuliana Sgrena et sommé l'Italie de retirer ses forces de ce pays sous 72 heures.
"Le rapt de la journaliste n'est rien d'autre qu'un message adressé au gouvernement italien, qui a à sa tête le Premier ministre (Silvio) Berlusconi, pour lui dire: "Vous ne connaîtrez pas la sécurité tant que vous aurez un soldat en Irak", affirme le communiqué signé du groupe, mais dont l'authenticité ne peut être vérifiée.
"Nous donnons au gouvernement italien 72 heures pour retirer ses soldats d'Irak, sinon nous aurons d'autres messages à vous communiquer dans les prochains jours", ajoute le texte, sans donner plus de précisions.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 février, 18h07 - AFP

Florence et Giuliana, deux journalistes dans le piège de Bagdad, par Sammy Ketz
La Française Florence Aubenas et sa consoeur italienne Giuliana Sgrena, qui sont tombées dans la trappe de Bagdad, étaient des journalistes de terrain n'hésitant pas à prendre des risques pour aller chercher une histoire en zone de conflit.
Toutes les deux ont eu la même idée à un mois d'intervalle. La première, travaillant depuis 1986 pour le quotidien français de gauche Libération, avait affirmé à ses confrères peu avant sa disparition qu'elle voulait faire un reportage sur les déplacés du bastion sunnite de Falloujah ayant trouvé refuge près d'une mosquée dans l'université de Bagdad.
La seconde, employée depuis 1988 pour le quotidien italien de gauche indépendant Il Manifesto, a été enlevée vendredi peu après avoir rencontré les mêmes personnes. Fuyant l'offensive américaine en novembre 2004 contre leur ville devenue une place forte de l'insurrection, 17 familles, soit 1.033 personnes, vivent depuis trois mois sous des tentes autour de la mosquée sunnite al-Moustafa de cette université du centre de Bagdad.
Toutes les deux célibataires, elles s'étaient rendues dans des zones difficiles. Agée de 43 ans, Florence Aubenas, qui est née en Belgique, a ainsi travaillé en Algérie, au Rwanda, au Kosovo, en Bosnie, en Afghanistan et bien sûr en Irak. "Elle est une grande professionnelle, habituée des zones à risques", commente le directeur de la rédaction de Libération Antoine de Gaudemar.
Spécialiste du Moyen-Orient, Giuliana Sgrena, 56 ans, originaire du Piémont dans le nord-ouest de l'Italie, était venue plusieurs fois en Irak, a travaillé en Afghanistan et avait étudié l'arabe.
"Elle a des rapports très solides à Bagdad, a des bons rapports avec les oulémas, est engagée contre la guerre, comme c'est la ligne d'Il Manifesto. Elle est tout sauf "embedded", faisant des reportages très personnels et documentés", a indiqué à l'AFP, le chef des pages reportage, Loris Campetti.
Brunes, les cheveux châtains et mi-courts, elles étaient de caractères différents. Giuliana était petite et réservée alors que Florence était plutôt grande et avait le rire facile.
Leur point commun est qu'elles circulaient sans peur dans cette ville, livrée à l'anarchie, aux enlèvements politiques et crapuleux et aux meurtres. "Cela nous fait avoir quelques doutes sur le fait qu'il puisse s'agir d'un enlèvement politique", a ajouté M. Campetti. C'est exactement le même sentiment qu'ont les autorités françaises concernant la disparition de Florence Aubenas.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 février, 17h09 - AFP

(...) La colocataire de Mme Sgrena dans un hôtel de Bagdad, Barbara Schiavulli, journaliste italienne indépendante, a affirmé que sa consoeur avait "décidé d'écrire une histoire sur les réfugiés de la ville de Falloujah" qui ont fui la ville lors de l'offensive militaire de novembre 2004.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 février, 14h15 - AFP

Une journaliste italienne enlevée à Bagdad
Une journaliste italienne, Giuliana Sgrena, a été enlevée vendredi en début d'après-midi dans le centre de Bagdad par des hommes armés, selon le ministère irakien de l'Intérieur et son employeur. La journaliste, envoyée spéciale en Irak du quotidien indépendant de gauche Il Manifesto, "a été kidnappée aujourd'hui vers 14h00 (11h00 GMT) dans le quartier d'al-Jadriya, près de l'université de Bagdad", a indiqué une source du ministère.
"Des hommes circulant à bord d'un minibus ont bloqué sa voiture. Ils ont laissé en liberté un journaliste et le chauffeur irakiens qui se trouvaient dans sa voiture et l'ont conduite vers un lieu inconnu", a-t-elle ajouté.
Selon un confrère de la RAI à Bagdad, Fabio Chiucconi, la journaliste s'était rendue à la mosquée Al-Moustafa qui se trouve dans l'enceinte de l'université pour y interroger des réfugiés de la ville sunnite de Falloujah contre laquelle les troupes américaines et irakiennes ont lancé l'assaut en novembre 2004. Depuis, 117 familles, soit 1.033 personnes, vivent sous des tentes autour de cette mosquée.
"En sortant, sa voiture a été bloquée par un minibus et une Opel, et les ravisseurs se sont emparés d'elle en laissant en liberté son traducteur et son chauffeur", selon le journaliste de la RAI. "Le traducteur est actuellement interrogé par l'armée américaine".
Il y a dix jours, un journaliste occidental, qui s'était rendu dans le secteur pour faire le même sujet, a échappé à un enlèvement. Une voiture a voulu l'intercepter mais son chauffeur a réussi une manoeuvre et s'est échappé.
La journaliste française Florence Aubenas, enlevée il y a un mois, préparait également un sujet sur les réfugiés de Falloujah (ouest).
Le quotidien Il Manifesto a fait part du rapt de la journaliste peu auparavant. "Giuliana nous a appelés il y a un quart d'heure pour dire qu'elle allait bien mais cinq minutes plus tard son interprète nous a rappelés pour dire qu'elle a été enlevée à proximité d'une mosquée à Bagdad", a déclaré à l'AFP un des deux directeurs du quotidien, Gabriele Polo. Selon des éléments fournis par le journal, des inconnus ont tiré en direction du véhicule dans lequel se trouvait Giuliana Sgrena pour l'obliger à s'arrêter. Une fois la voiture arrêtée, la journaliste a été saisie et entraînée dans une direction inconnue. "Je partageais la chambre avec Giuliana. Elle m'a appelé pendant que les ravisseurs l'emmenaient. J'ai entendu des tirs et j'ai crié "Giuliana, Giuliana", mais elle ne m'a pas répondu", a déclaré Barbara Schiavulli, une journaliste de la radio Grt, dans un témoignage de Bagdad rapporté par l'agence italienne Ansa.
Le ministre italien de l'Intérieur Giuseppe Pisanu a déclaré que Giuliana Sgrena avait "probablement été enlevée par une bande sunnite" et affirmé "l'engagement (du gouvernement) de faire tout son possible pour obtenir sa libération".
Les forces de sécurité irakiennes et américaines à Bagdad, ainsi que l'ambassade d'Italie ont été informées du rapt.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 février, 13h27 - AFP

Une journaliste italienne enlevée en Irak
Une journaliste italienne travaillant en Irak, Giuliana Sgrena, a été enlevée vendredi en début d'après-midi dans le centre de Bagdad par des hommes armés qui circulaient à bord d'un minibus, a confirmé une source du ministère irakien de l'Intérieur. "La journaliste italienne a été kidnappée aujourd'hui vers 14H00dans le quartier d'al-Jadriya, près de l'université de Bagdad", a affirmé cette source. "Des hommes circulant à bord d'un minibus ont bloqué sa voiture. Ils ont laissé en liberté un journaliste et le chauffeur irakiens qui se trouvaient dans sa voiture et l'ont conduite vers un lieu inconnu", a ajouté cette source.
Le quotidien indépendant de gauche Il Manifesto, pour lequel Giuliana Sgrena travaille, avait fait part de son rapt peu avant.
"Giuliana nous a appelés il y a un quart d'heure pour dire qu'elle allait bien mais cinq minutes plus tard son interprète nous a rappelés pour dire qu'elle a été enlevée à proximité d'une mosquée, à Bagdad", a déclaré à l'AFP un des deux directeurs du quotidien, Gabriele Polo, confirmant l'information donnée quelques instants plus tôt par l'agence italienne Ansa.
Selon une première reconstitution, un groupe de personnes armées a tiré en direction du véhicule dans lequel se trouvait Giuliana Sgrena, envoyée spéciale du journal en Irak, pour obliger celui-ci à s'arrêter. Une fois la voiture arrêtée, la journaliste a été saisie et conduite vers une direction inconnue. Les forces de sécurité irakiennes et américaines à Bagdad, ainsi que l'ambassade italienne dans ce pays ont été informées de l'enlèvement.
Plusieurs Italiens ont été enlevés en Irak depuis le début du conflit, dont un journaliste, Enzo Baldoni, assassiné par l'Armée islamique. Enzo Baldoni, 56 ans, avait été enlevé le 20 août sur la route entre Bagdad et Najaf. Son exécution a été filmée et revendiquée le 26 août par l'Armée islamique en Irak. Deux Italiennes, travaillant pour des organisations humanitaires en Irak, avaient également été prises en otage pendant trois semaines en septembre, mais ont été relâchées saines et sauves. Simona Torretta et Simona Pari, les deux humanitaires enlevées, appartenaient à la mouvance italienne opposés à l'intervention militaire américaine en Irak, dont l'une des voix qui se font le plus entendre est celle du quotidien Il Manifesto.
Une tentative d'enlèvement avait visé un journaliste occidental dans le même quartier il y a une dizaine de jours.

Retour en haut de page / Back to top of this page 4 février, 12h43 - AFP

Une journaliste italienne enlevée en Irak (quotidien)
Une journaliste italienne travaillant en Irak, Giuliana Sgrena, a été enlevée, a indiqué vendredi le quotidien indépendant de gauche Il Manifesto pour lequel elle travaillait.
"Giuliana nous a appelés il y a un quart d'heure pour dire qu'elle allait bien mais cinq minutes plus tard son interprète nous a rappelés pour dire qu'elle a été enlevée à proximité d'une mosquée, à Bagdad", a déclaré à l'AFP un des deux directeurs du quotidien, Gabriele Polo, confirmant l'information donnée quelques instants plus tôt par l'agence Ansa.
Plusieurs Italiens ont été enlevés en Irak depuis le début du conflit, dont un journaliste, Enzo Baldoni, assassiné par l'Armée islamique.
Enzo Baldoni, 56 ans, avait été enlevé le 20 août sur la route entre Bagdad et Najaf. Son exécution a été filmée et revendiquée le 26 août par l'Armée islamique en Irak.
Deux Italiennes, travaillant pour des organisations humanitaires en Irak, avaient également été prises en otage pendant trois semaines en septembre, mais ont été relâchées saines et sauves.